samedi 16 juin 2018

Glanes #31 censure

Je ne regarderai pas la coupe du monde de foot. D'abord parce c'est le foot. Ensuite parce que c'est en Russie. En 98, je l'avais regardée. Ça se passait dans une démocratie avancée. La gauche était au pouvoir. Plurielle, même la gauche. On imaginait encore des lendemains qui chantent.
Je l'avais regardé à partir des quarts de finale. Pas plus tôt, il ne faut pas quand même exagérer. Je n'ai jamais aimé le foot, ni y jouer et encore moins le regarder. Enfant, j'étais catastrophé par les hurlements de primate de mon père et de mon frère, fébriles, assis sur le bord du fauteuil quand ils flippaient pour leur équipe préférée. C'est comme cela que je m'étais taillé une réputation de pas sportif.

jeudi 14 juin 2018

A croire qu'il n'y a que ma baise...

Romain Duris et Raphaël Personnaz
... qui t'intéresse.

C'est la deuxième fois que je tente un sondage, hier. La première fois, c'était il y a plus deux ans, j'avais fait un vrai bide. Je n'ai même pas donné le résultat, tu peux aller voir, peut-être que ça me décidera à en reparler...
Ce coup-ci, c'est un peu mieux mais quand même... un peu moins de 10 % des lecteurs du billet a renseigné le sondage qui consiste en une seule question. Et je soupçonne l'un d'entre eux à avoir joué deux fois, avec son pseudo et avec son vrai prénom. Oui, Romain, tu es démasqué...
Et 40 % des joueurs sont restés anonymes, ne laissant même pas un pseudo.
Bon, je te laisse jusqu'à dimanche soir pour participer, avant que je ne donne le résultat.
Je constate d'ores et déjà cependant que nous avons à peu près les mes goûts.
Tu me suis ?

lundi 11 juin 2018

Et toi t'es plutôt qui ?

Je fus plus inspiré et je manque de temps. J'ai quelques billets ouverts que je peine à finir. Et cette putain de pression.
Las. J'ouvre l'Obs. Par la fin. Toujours. Oui j'ai toujours commencé les magazines par la fin.
Comme si dans une autre vie, j'étais voilé et je lisais de droite à gauche.
Je commence par les cahiers d'Esther.
Puis je tombe sur les pages de mode.
Tendances.
Spécial fêtes de pères.
Avec du beau mec.

vendredi 1 juin 2018

Endurances

J’ai ouvert un œil et j’ai vu ta semence jaillir.  
Tu jouis ! Ai-je dit. Excuse-moi j’ai fermé les yeux.
Oui tu étais bien parti, me raillas-tu.
J’étais collé contre ton flanc. Je suis sorti de ma torpeur.
On avait joué un moment. À celui qui tiendrait le plus longtemps. Je voulais être le denier ou au moins exploser en même temps. Mais impossible. De toute façon, il n’était pas question que je jouisse avant toi. Tout était sous ton contrôle.

mardi 29 mai 2018

Arrête ton char

Il y a peu j’évoquais Jours de France, ce mensuel vieille époque où Marcel Dassault tenait une chronique qui s’appelait café du commerce, du nom du lieu où il l’écrivait. L’expression correspond aussi à des propos dénués d’intérêt et de profondeur. Marcel Dassault en tant que marchand d’armes était nécessairement d’un cynisme achevé. Quand il est mort j’ai pu penser que mes enfants encore à venir connaîtraient "un jour de palme et de feuillage au front", ce jour où les gens s’aimeraient, ce jour "comme un oiseau sur la plus haute branche" [1].

samedi 26 mai 2018

Une bonne dégustation

J’avais pressenti que le nu-apéro auquel j’avais été convié serait un lapin. Le contact ne se reconnectait pas. Quant à Willy, qui me drague depuis quelques mois et guette tous mes passages parisiens, il était coincé par un dîner. Il m’aurait bien amené avec lui mais c’était trop tard pour prévenir ses amis. J’avais aussi une négociation professionnelle en cours de résolution pour laquelle je décidai de rester accessible tant qu’elle ne serait pas réglée, même si cela tardait, et pour cause puisque la conclusion fut posée peu avant minuit.

jeudi 17 mai 2018

Un peuple crève, encore un

(c) Mohammed Abed -AFP
Je ne parlerai pas de Gaza parce que ma bouche est desséchée.
Je suis bouche bée devant les horreurs et les politiques irresponsables qui y conduisent. Politiques est à prendre en tant que substantif masculin et féminin mais surtout pas neutre.
Le vent du sable palestinien est entré dans ma bouche ouverte. Il n’en est sorti aucun cri. Celeos dit les choses bien mieux que moi.

samedi 12 mai 2018

Quand les parents s'en vont

Ça m’est tombé dessus soudainement. Je remplissais tranquillement ma brouette. J’ai repensé à ce like intempestif. J’avais mis un statut mi-deuxième degré mi-nostalgique sur mon profil fb, une référence aux marottes du géniteur disparu il y a deux ans. Et puis mon demi-frère a liké « grr... » alors que j’aurai plutôt vu un « triste ». Oui c’est ça la communication aujourd’hui, on échange par petite touche.

mercredi 9 mai 2018

Et celui-ci, trop fort !

Je laisse l'orthographe et la mise en texte originale même si elles me hérissent.
 La headline d'abord : "Traitement aux anabolisants et à la testostérone réussi : bite de 26 X 7 réel! réel! Obligé d'arréter pour ne pas détériorer ma santé;autrement je pouvais avoir une plus grosse bite encore!!! "

mardi 8 mai 2018

Trop bon ce garçon !

Hier Thomas Legrand rediffusait dans ses Bobinos sur Inter un entretien avec Giscard lors d'une visite de l’Élysée. Pour "ressentir l'opinion", il disait s'appuyer non sur les intermédiaires, comme son entourage ou les médias, mais sur ses intuitions personnelles. Ça laisse rêveur..

jeudi 3 mai 2018

Un peu voyeur

J’avais nagé vers l’extrémité de la plage où les rochers tombaient dans la mer mais je n’avais pas eu assez de souffle pour les atteindre. Je marchai alors sur les petits galets ronds qui crissaient et s’enfonçaient sous mes pas. Il y avait peu de monde. J’avais croisé une famille, puis deux hommes, qui bronzaient nus. Je suis arrivé à l’extrémité de la rade. Les rochers cachaient une anfractuosité qui s’ouvrait comme une grande alcôve. Un petit passage dans l’eau permettait de passer dans l’anse suivante. J’ai ôté mon mon maillot de bain.

vendredi 20 avril 2018

Faim de loup

Le billet est parti par erreur, vide et finalement, je n'aurai pas le temps de faire mieux que cette image et ces quelques lignes.

jeudi 19 avril 2018

Rêves d'hommes

Aujourd’hui j’ai rêvé d’un homme, j’en ai même approché un de très près, mais il y avait trop de lumière, le terrain était à découvert et il a pris peur...
J’avais eu de temps de voir le grain de sa peau et d’effleurer son corps.
Il m’a laissé juste des effluves de son parfum qui se sont dissipées peu à peu sur le trajet du retour.
Ils sont comme ça les hommes, ils veulent mais reculent souvent.

dimanche 15 avril 2018

Séductions ?

J’ai trouvé hyper gênante la relation qui s’est installée entre nous. Il était très attirant avec sa petite taille bien habillée dans un costard bleu marine ajusté, un air très jeune mais une chevelure épaisse et courte, poivre et sel qui lui donnait une maturité élégante. Une autorité naturelle se dégageait liée à une expression corporelle qu’on doit sûrement apprendre dans certaines écoles.

samedi 14 avril 2018

Glanes #30 mens sana in corpore sano

L'info date un peu, elle m'avait échappé. La première greffe de tête d’homme aurait réussi. C'est moi qui utilise le conditionnel. Sur l'info c'était au présent*. Les journalistes ne prennent pas toujours le recul nécessaire, on le savait déjà.

lundi 2 avril 2018

Sans concession

Pas d’idées noires derrière le billet d’hier. Simplement des concours de circonstances. Je ne pensais pas revenir sur le sujet mais je viens d’enterrer mon chien. Il n’y avait pas de dépouille. Juste un corps de chien qui a succombé à sa dernière attaque. La maladie n’a emporté que sa vie et la laissé le reste.

dimanche 1 avril 2018

Glanes #29 passe Pascal

Le dimanche Pascal un premier avril, nous n'avions pas connu ça depuis 1956 et avant cela 1923. Ces deux années furent tourmentées sur le plan climatique, ça a bien commencé aussi pour 2018, il faudrait peut-être étudier la coïncidence de près. Et sinon pour remettre ça il faudra attendre 2029 et 2040. Passionnant. Je n'étais pas né, je serai peut-être mort ou déliquescent.
Il me semble qu'on parle plutôt du corps du Christ que de dépouille.

samedi 31 mars 2018

Le prochain amour

Tom Bianchi: Fire Island Pines, Polaroids 1975-1983La ville où je vais souvent est une terre de promesses non tenues. Je compte plus ces paroles frivoles et ces petites mémoires.
Quand je le peux, c’est à dire quand mes contraintes de télétravail le permettent, j’aime prendre le temps de voir un ami, d’aller dîner dans un restaurant de son choix ou prendre un verre avec lui face à un illustre bâtiment.
Mais la plupart du temps, je dois travailler en soirée et je laisse alors la porte ouverte à d’autres découvertes.

vendredi 30 mars 2018

Le deuxième soir

J’avais eu une journée chargée et emplie de quelques émotions lors d’un autre type de reconnaissance que celle reçue la veille. J’étais curieux de partager le dîner de ces deux collègues avec lesquels j’entretenais des relations amicales. La soirée fut fort sympathique mais nous amena assez tard. J’hésitai en sortant à rejoindre l’entre2eaux.

mardi 27 mars 2018

Tu ne douteras point

J’avais quitté l'homme enchaîné. Je remontai alors la rue Montorgueil pour tourner à droite au rocher de Cancale. Le rue Greneta contrastait par son calme. Au carrefour de la rue Saint-Denis j’achetai simplement une banane que je dégustais tranquillement jusqu’au croisement suivant.
Je sonnai, la porte s’ouvrit et je découvris mon ouvreur préféré en tenue légère : une cravate tombait sur son torse simplement couvert sur les flancs par un gilet de costume. Plus bas, il portait seulement un caleçon non ajusté qui à l’arrière laissait la vue sur la racine de ses globes fessiers et l’entrée de la vallée des délices.

mardi 20 mars 2018

Tu resteras enchaïné

Tu imagines, je pense, que je n’ai pas résisté à la tentation. Comment faire quand le hasard s’allie à la nécessité ? C’est le sens même de la vie.

samedi 17 mars 2018

Tu résisteras à la tentation

La tentation de Saint-Antoine, Dali (c) DR
J’avais réservé sur Airbnb dans mon quartier préféré. J’aime à sortir de la station Châtelet-les-Halles par la porte Saint-Eustache et admirer au passage l’église du même nom pour laquelle j’ai quelque affection et qui évoque divers souvenirs, puis remonter la rue Montorgueil si animée, avec son Rocher de Cancale où je dînais d’huîtres un soir avec Lucien, plus calme au petit matin quand je prends le petit-déjeuner au Compas sous l’œil d’un serveur particulièrement charmant.
J’ai trouvé là un petit appartement fort agréable mais dont le loueur est actuellement en vacance. Il m’a fallu trouver autre chose.
La réservation se fait avec une indication sommaire de la localisation. L’on sait après confirmation le lieu exact de villégiature. Je découvrais avec amusement que l’appartement était sis rue Greneta.

mardi 13 mars 2018

Le premier Régis

Des Régis j'en ai connu deux. Deux gars qui m'ont laissé un goût amer. Deux épisodes qui m'ont interpellé sur la notion de fidélité.
Le premier n'y était pour rien.

dimanche 11 mars 2018

J'ai couché avec Régis

On a tous un Régis dans son entourage. Quel âge donner à Régis ? On se sait pas trop mais on le connait depuis si longtemps. Il est toujours là  quand il faut. Un jour on s'aperçoit qu'il était surtout là au bon moment. Régis, il a laissé filer ses traits comme le temps. Cet abandon, sa sympathie et sa prévenance l'ont rendu quasiment asexué. On lui connait à peine quelques aventures. On sait qu'il a été beau gosse, une photo aperçu dans un salon. Un jour on se rend compte qu'il avait encore une belle paire de couilles.
Quand elle m'a appelé, j'avais posé un rendez-vous avec ce jeune quinquagénaire magnifique que je pistais depuis quelques jours. J'ai tout annulé. Je suis rentré dans la nuit. Je déteste conduire la nuit, j'y vois mal. La maison était silencieuse quand je me suis glissé dans les draps. Elle était nue. Je me suis serrée contre elle. Elle a frémit. Il fallait que je sache. Je lui ai demandé. Tu as vraiment couché avec Régis ? J'ai vu son sourire dans la pénombre. Mais non, tu es bête. Elle m'avait piégé.

lundi 5 mars 2018

J'en ai mal dormi

Je cherchais, il est passé sur mon profil, je l'ai regardé, je l'avais vu à plusieurs reprises, je le trouve magnifique, je n'avais jamais osé le contacter, à cause du tatouage. Quelle drôle d'idée. Sur le pectoral droit. Et aussi gros. Au moins ce n'était pas sur l'épaule. Mais quand même...
Je venais de faire un tchat qui n'augurait rien de grandiose.
Mes autres contacts n'étaient pas décidés ou libres.
Matéo me saoulait avec ses commentaires psychorigides de garçon qui n'a pas encore assez vécu et en est resté au dernier épisode des bisounours.

dimanche 4 mars 2018

Je n'étais pas loin du ridicule...

J'étais rentré du sauna où j'avais passé une soirée sympathique. Dans cette ville où je séjourne régulièrement, il n'y a que deux saunas gays pour une taille de population non négligeable. Certaines villes plus petites sont autant pourvues, c'est assez bizarre, d'autant que ces deux lieux sont de petite taille et pas exceptionnels comparés au Steamer de Nantes par exemple. Mais je fais avec. J'ai une préférence pour l'un deux, le moins joli mais souvent plus fréquenté en semaine. Pour une fois cependant, je changeai de crèmerie, me déplaçant vers le plus proche de mon hébergement.

samedi 3 mars 2018

Qui n'est pas sur un plan B ?


Ça bien longtemps que je n'ai pas regardé On n'est pas couché. En fait, je n'ai jamais adhéré ni principe ni au ton de l'émission. Ruquier ne me fait plus beaucoup rire depuis longtemps.
J'ai connu Ruquier quand il a débarqué en 1991 sur Inter avec Rien à cirer sur le créneau 10-12 du dimanche matin libéré un an plus tôt par l'Oreille en coin qui avait migré sur Europe sous le nom de Persona ... gratter.
J'écoutais l'Oreille lors de dimanches consacrés au bricolage. C'était une émission qui durait depuis 1968 ! Je l'avais prise en fin de vie. Dans une ambiance bon enfant, on y recevait sans mettre à mal. Les chansonniers y avaient la part belle, ils donnaient en musique leurs chroniques humoristiques. C'était désuet à souhait, sous le règne du calembour. Maurice Horgues, quand il poussait la chansonnette, avait la voix de mon grand-père.

dimanche 25 février 2018

Un joli serveur inaccessible

J'aime l'aventure et les découvertes, mais à d'autres moments il me faut des rituels. Ces endroits où l'on revient, ces chemins qu'on a parcouru tant de fois qu'on peut dire si une pierre a bougé. Ma semaine à la neige est ainsi. Quel plaisir de s'élancer encore sur cette piste qu'on a déjà fait 10.000 fois. On aurait pu changer de station ! Mais non, on aime tout ici, même la circulation bordélique qui nourrit les conversations superficielles.
Et revenir à son café préféré...

samedi 17 février 2018

La belle Volga


Cette semaine, 11% des pages lues sur ce blog le sont depuis la Russie.

Ça m'épate un peu.

Petit clin d’œil à ces lecteurs avec un chant qui m'émeut depuis l'adolescence.

mercredi 14 février 2018

L'anti-top

Suite à une charge de travail exceptionnelle, je ne suis pas en mesure de diffuser le programme habituel de ce blog. Voudras-tu bien m'en excuser ? En attendant mieux, je t'invite découvrir ou revoir ces billets qui ont été les moins lus de cette aventure. Évidemment, ça nous ramène à très loin, vers le début de ma blogeste.

samedi 27 janvier 2018

Lâche-toi

Tu te souviens de la première fois où tu as viré de bord supposé ? Moi, c'était avec Valentin mais en même temps je n'avais pas une grande expérience d'hétérote. Mais cela m'avait paru très naturel, seulement pas pas assez poussé, mais savais-je déjà qu'on pouvait prendre une queue dans sa bouche alors que je savais très bien qu'on pouvait la prendre dans le cul ? En tous ça, ça n'était pas venu tout seul, je n'étais pas encore déluré, une tonne d'absence d'éducation sexuelle me pesait dessus, et Valentin n'était guère plus dégourdi que moi. Ou bien il ne voulait pas aller trop vite et nous réservait pour la deuxième fois. Sauf qu'il n'y eut d'autre fois et c'est curieux quand on y pense. Enfin quand j'y pense parce que je ne sais pas ce qu'il en a pensé lui-même, on n'en a même pas reparlé. Ca me brûlait les lèvres cette fois ou la femme de sa vie nous avait laissé finir la soirée dans le salon. Nous étions allé fumer une cigarette dans la nuit, sous un auvent où ils garaient les voitures, je nous revois proches d'un pilier en bois, son visage barbu dans la pénombre, les volutes passer devant ses yeux vifs, et j'entends encore sa voix précieuse. J'avais dormi dans une chambre isolée au sous-sol. Il m'y avait conduit après, mais il n'était pas resté bien sûr, ni réapparu dans la nuit. Et elle qui dormait déjà là-haut, que lui avait-il dit de nos émois ?

mercredi 24 janvier 2018

Emile, encore une fois

Facebook me suggère Amélie Mauresmo comme amie sur mon profil professionnel. La championne de tennis. Dans mon souvenir elle s’appelait Aurélie. J’ai vérifié c’est bien Amélie. Ça ne change pas grand chose. À part en 5e où j’ai tenté de m’exprimer dans ce sport après m’être dégouté des sports-co l’année précédente, je ne me suis jamais intéressé au tennis. J’ai bien regardé autrefois quelques tournois à la télévision mais c’était pour les beaux yeux d’Émile quand nous étions au collège ou plus tard en comatant sur le canapé à côté de la femme de ma vie. Pourquoi Facebook me fait ça, qui plus est sur ce profil où je n’ai pas d’amis ?

mardi 16 janvier 2018

Celui qui rend fou

Nous fûmes distraits par un attroupement qui se formait à une vingtaine de mètres de la, devant la porte d'un petit magasin de disques. Sa vitrine était pleine à craquer de pochettes d' albums a succès, Les Beatles, les Stones, les Beach Boys, les Kinks, les Everly Brothers, Buddy Holly, Elvis. 
J'entendis quelqu'un demander: « Que se passe-t-il ? »

dimanche 14 janvier 2018

Douces mélancolies

La saison des chrysanthèmes était revenue et je perpétuais la tradition. J'étais allé de cimetière en cimetière selon un circuit d'hommage que je voulais immuable. On se demandera pourquoi et pour qui. Je ne crois plus en Dieu depuis qu'on m’infligea le catéchisme et la communion privée. Le correcteur orthographique m'a sauvé d'orthographier "catéschisme", je pensais sans doute plus à la scission que ce fut. La veuve noire ne comprenait pas qu'un enfant puisse choisir. Pourtant je me séparai de Dieu et du catholicisme et il fallu bien l'accepter, refusant désormais tout sacrement et même d'aller à la messe. Je rejoignais sans le savoir alors une longue tradition d'hommes libres-penseurs héritiers d'une foi protestante pour laquelle il avait fallu autrefois abjurer ou partir. Seules les femmes s'étaient converties à la messe et portaient la respectabilité religieuse de la famille, sans que cela soit une foi aveugle, mais il fallait en être, on avait sans doute trop souffert par le passé.

samedi 13 janvier 2018

Moody blues, c'est extra !

Ma mémoire extraordinairement sélective m'a toujours posé un problème pour retenir le nom de la plupart des chanteurs et groupes anglo-saxons, à part ceux que j'ai beaucoup écoutés et dont je possédaient les disques. L'avantage, c'est que je fais souvent des redécouvertes, que j'oublierai parfois, mais pour mieux redécouvrir plus tard.
La disparition de France Gall, pardon, j'avais commencé à écrire Chantal Goya, lapsus absolument pas révélateur car je me garderai bien de confondre les deux, a quasiment occulté, à part dans la presse écrite, le décès le même jour de Ray Thomas, fondateur des Moody blues. L'information me laissait de marbre, jusqu'à ce que le journaliste de France Info, elle toujours bien vivante, fasse référence à Léo Ferré et à cette chanson dont l'érotisme torride a échappé à la censure. La technique lançait un extrait de Night in white satin, et je me disais alors , mais oui c'est bien sûr...
Allez, viens, je t'emmène dans une part de mon univers musical, paroles et musique.

lundi 8 janvier 2018

Je n'ai pas tremblé cette fois (2)

J'étais prêt et j'entrai dans la chambre. Les volets étaient entrebâillés sur la froide lumière de cette matinée de la fin octobre, mais il faisait suffisamment jour pour que je le vois, nu également, allongé sur le lit. Je m'étendis sur lui et j'allai chercher sa bouche pour un bonjour, heureux de le retrouver. Sous mes mains, je le trouvai légèrement changé, il s'était un peu épaissi, mais à peine, il restait sec et dessiné, couvert d'un poil fin et dru, le corps si doux, la peau entièrement mate.

vendredi 5 janvier 2018

Je n'ai pas tremblé cette fois

Ça se passait il y a déjà plus trois ans, je tremblais quand il a ouvert sa porte. Ce fut une belle rencontre sensible. Nous étions resté un peu en contact, je lui demandais des nouvelles, mais je compris qu'il ne souhaitait pas vraiment me revoir. A l'époque, il cherchait à retrouver un compagnon stable, il avait été blessé par une histoire antérieure.  Je crus qu'il avait trop aimé pour ne pas craindre l’inaccessible. Quant à moi, il m'avait laissé ce goût d'un autre possible que j'ai parfois trouvé chez un garçon. Je le supprimai même de mes contacts. Il m'était arrivé cependant de passer sur son profil pour voir ses nouvelles photos. Parfois, je lui laissait un petit bonjour.
A la fin de l'été, il est passé à plusieurs reprises sur mon profil. Je finis par le contacter. Je compris qu'on pouvait se revoir et je ne m'en privais pas lors de mon passage suivant.

lundi 1 janvier 2018

Je n'avais jamais écrit le 1er janvier

Je relis mes premiers billets des années précédentes 2014, 2015, 2016 et 2017. Visiblement, je suis dans l'esprit de 2015. Je n'aime pas le jour de l'an. Je n'aime pas l'exercice des vœux. Tout ça me rend triste.
J'entends la musique des arrivées de sms sur le smartphone de la femme de ma vie. Et toi qui t'a eu ?
Dehors la tempête se déchaine.
Toutes ces connexions pour un hasard de calendrier.