samedi 27 octobre 2018

Sac de mec

https://sac-bandouliere.fr/
Une lime à ongle rouge et blanche.
Un sujet de gâteau des rois (une fève si tu préfères), c'est une femme à genoux les mains posées sur ce qu'on pourrait imaginer comme un coussin rouge.
Un dé à coudre.
Un taille-crayon, pour un crayon de taille normale.
Un porte-clés avec une voiture démodée à cinq portes.
La clef du bureau.
Deux clés USB.
Des tickets de métro parisien.
Deux feutres pointe-fine, un bleu et un rouge.
Des cartes, bancaire, vitale, mutuelle, club Total, SNCF grand voyageur, train-métro de ma région, une seule carte de fidélité, la carte de mes dernières lunettes mais je vois à l'instant que la puissance des verres n'est pas inscrite
Un carnet de post-it de plusieurs couleurs flashies.
Carte d'identité, permis de conduire.
Le badge du dernier séminaire
Mon dernier bulletin de salaire.
Des tickets-restaurant.
Un carnet de chèque.
Deux facturettes de paiement par carte bancaire.
Une fiole d'huile essentielle de lavandin.
Un cordon de charge de meilleur téléphone du monde et les écouteurs.

dimanche 14 octobre 2018

J'ai essayé le Carrousel du Louvre

https://www.streetpress.com/sujet/89032-dans-les-buissons-des-jardins-gay-du-louvre
Quentin Mallet reparlait cet été du Carrousel du Louvre, Matoo rebondissait pour évoquer ses propres souvenirs en titrant sur cette phrase de Quentin qui passera sans nul doute à la postérité pour évoquer cette période troublante que nous vivons. "Baiser au Louvre, c’est baiser Paris, c’est baiser Macron, c’est baiser la France."
Curieusement, je n'avais jamais noctambulé en ce lieu. Y accoster me paraissait moins évident que de s'échouer sur une aire autoroutière. J'avais pourtant exploré l'endroit en plein jour, je crois que c'était l'année dernière en revenant de la rencontre avec Gaspard Noël au salon d'automne. J'avais traversé le jardin des Tuileries, passant l'arc du Carrousel je m'étais laissé aller à quelques repérages.

mardi 9 octobre 2018

En attendant un signe

Je venais de finir un roman. Le deuxième maillon d’une série de six dont j’en avais lu quatre dans le désordre ou plutôt un ordre différent de celui de la chronologie de la trame de fond.
Je n’arrivais pas à garder ouvert le livre suivant. Un autre auteur. J’aurais préféré dévorer les deux éléments manquants. Mais il fallait que je passe à la librairie.

lundi 8 octobre 2018

Mystérieuse randonnée

La fréquentation de ce blog est pour moi globalement un mystère. J'ai parfois essayé de comprendre pourquoi certains posts étaient plus lus que d'autres et vice-versa. J'ai quelques explications pour des billets très personnels et peut-être pas assez sexuels, mais même sur ce critère les écarts ne sont pas toujours très compréhensibles. Ce n'est pas très grave, j'écris ce qui me chante et tu lis ce que tu veux.

mardi 2 octobre 2018

Autoportrait

Norman Rockwell, Triple Autoportrait, 1960
Il fut un temps où il était plus compliqué de partager des images. Nous osions moins aussi. L'image est souvent une matière brute et ingrate qui peut mal refléter la réalité. Alors on se décrivait. Une manière plus littéraire de s'aborder. Cela ne marchait pas avec tout le monde. Il faut écrire quelques lignes...
Je me suis prêté au jeu, il y a quelques jours. Ça donne ça...

lundi 1 octobre 2018

Cher Basile

Je t’écris ici. À quoi bon t’envoyer cette lettre. Ce serait sans doute retourner un couteau dans une plaie réciproque.
J’aurais aimé des garçons sans rien pouvoir leur donner en retour. Ou si peu. Du moins pas ce qu’ils étaient en droit d’attendre.

dimanche 16 septembre 2018

Perfection

Théo & Hugo dans le même bateau
J'avais rendez-vous avec Camille, le garçon aux doigts de fée. J'imaginais mon arrivée dans son appartement, un lent déshabillage pour aller tranquillement à la découverte de nos corps.
Il me recevait à titre exceptionnel car ce n'est pas dans ses habitudes. Son colocataire étant absent, il avait eu envie de déroger à ce petit principe.
Nous avions rendez-vous en plein milieu d'après-midi, j'avais prévu de le rejoindre après le diner qui suivait un séminaire professionnel. J'avais un peu de marge et je pensais l'attendre dans un bar en bas de chez lui. Mais les horaires du matin ont explosé, on a diné en début d'après-midi, j'étais coincé par les civilités et aussi l'empathie que j'ai pour certains collègues. Je ne sais pas partir par les portes dérobées...

mercredi 5 septembre 2018

Oublier Régis

https://www.pinterest.fr/pauleenheath/flowers-i-love/
Suis-je resté autant silencieux ? Je ne sais le dire en réalité. J’ai oublié. Je ne me souviens que de cette perception d’un vide sidéral. Peut-être un lien avec cette angoisse récurrente que j’ai déjà décrite.
Mais delà de la sensation du vide, je ressentais la situation comme une violence. Je la trouvais d’une cruauté sans nom. Voulait-elle me dire quelque chose ? Attendait-elle un cri ? Un autre type de réaction ?

mardi 4 septembre 2018

L'autre Régis

http://www.bureau-guides-luchon.com/activites/courses-rocheuses-pyrenees/
Fidélités ou loyautés ? J'avais pris prétexte de la réplique "j'ai couché avec Régis" dans Eva pour évoquer une première fêlure. Voici la deuxième...
Je me souviens de la petite cuisine. A l'époque, on parlait de cuisine intégrée. Je ne sais pas si on utilise encore ce terme. Les autres cuisines relèvent d'un monde antédiluvien, d'avant le déluge de biens de consommation.
Ça se passait dans la cuisine.  Je crois qu'on avait fait diner les enfants. On ne prenait pas encore le repas avec eux, vu leur âge. Ils étaient peut-être couchés ou jouaient dans le séjour.