Affichage des articles dont le libellé est des regards. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est des regards. Afficher tous les articles

mercredi 3 juin 2020

Séries #4 Mateo

Ma drama-queen est revenue, la faim au ventre, quoi qu'elle s'en défende. J'ai longtemps attendu avant de parler de Mateo rencontré en juillet 2016. Je revois encore cette première fois avec son air conquérant. Je n'avais jamais rencontré si près de chez moi. Ce jour-là tout était dit - en cet endroit que j'avais dû proposer car Mateo est très sujet à l'indécision-, il savait à quoi s'attendre de moi et de ma disponibilité. C'est bien lui qui me courrait après. Cette situation a le don de l'exaspérer. Je me pose toujours la question, pourquoi diable avait-il tenu à me rencontrer ?

dimanche 8 décembre 2019

J’hésite

Je tourne autour du pot depuis un moment.
C’est la pire des choses que je craignais avec l’âge qui vient.

Souchon était chez Delahousse cette semaine.
As-tu remarqué cette couleur de cheveux du premier ? C’est le même bain que François Hollande ou que Jacques Juillard. Que Laurent Voulzy aussi, qui passait vendredi à Quotidien.
Quant à Delahousse, je trouve qu’il accentue de plus en plus le côté soigneusement ébouriffé.

samedi 19 octobre 2019

Good trip

J'avais une entrée gratuite à l'Impact. Elle me restait de ce soir d'inondation où je m'étais reporté sur le Sun city. En relisant, ces quelques lignes, je me rends bien compte à quel point on oublie les détails. Depuis que j'écris, j'ai un autre regard sur les mémoires des auteurs. Que reste-t-il vraiment quand on n'a pas pris de notes ? Je me souviens de quelques textes d'un proche qui décrivait des temps que nous avions vécus ensemble, que de différences de perception !
J'étais donc revenu à l'Impact.

jeudi 19 septembre 2019

J’ai tout perdu...

Je ne pensais pas en arriver là en si peu de temps. J’imaginais un effort encore considérable et puis pfffouf... J’ai fondu sans rien reprendre d’un week-end pourtant chargé mais j’ai géré, sans même perdre de plaisir.
Et quand je vois cette aisance et cette liberté que ça me procure, quand je vois ce regard ému qu’il avait et quand il m’a dit c’est vrai qu’on pourrait facilement tomber amoureux de toi...
Je venais de lui raconter l’histoire de Hans qui alla trop loin avec moi. Hans le jaloux qui tentait de régenter mes nuits parisiennes.

mardi 15 janvier 2019

Le garçon qui fondait.... (4) quand il m'a reçu

Avec tout ça, je dois te donner l'impression de broder et de ne pas venir au fait. Il s'est vraiment passé du temps en fait, entre petits mots doux et plus dur. J'étais rentré de vacances mais il m'était difficile de trouver du temps pour lui. Alors il râlait. Je me demandais pourquoi je gardais ce contact parfois pénible. Finalement, un trajet de réunion passait exactement devant sa porte. On convenait que je m’arrêterai au retour. Il était seul, on mangerait ensemble.

mardi 2 octobre 2018

Autoportrait

Norman Rockwell, Triple Autoportrait, 1960
Il fut un temps où il était plus compliqué de partager des images. Nous osions moins aussi. L'image est souvent une matière brute et ingrate qui peut mal refléter la réalité. Alors on se décrivait. Une manière plus littéraire de s'aborder. Cela ne marchait pas avec tout le monde. Il faut écrire quelques lignes...
Je me suis prêté au jeu, il y a quelques jours. Ça donne ça...

jeudi 3 mai 2018

Un peu voyeur

J’avais nagé vers l’extrémité de la plage où les rochers tombaient dans la mer mais je n’avais pas eu assez de souffle pour les atteindre. Je marchai alors sur les petits galets ronds qui crissaient et s’enfonçaient sous mes pas. Il y avait peu de monde. J’avais croisé une famille, puis deux hommes, qui bronzaient nus. Je suis arrivé à l’extrémité de la rade. Les rochers cachaient une anfractuosité qui s’ouvrait comme une grande alcôve. Un petit passage dans l’eau permettait de passer dans l’anse suivante. J’ai ôté mon mon maillot de bain.

mardi 27 mars 2018

Tu ne douteras point

J’avais quitté l'homme enchaîné. Je remontai alors la rue Montorgueil pour tourner à droite au rocher de Cancale. Le rue Greneta contrastait par son calme. Au carrefour de la rue Saint-Denis j’achetai simplement une banane que je dégustais tranquillement jusqu’au croisement suivant.
Je sonnai, la porte s’ouvrit et je découvris mon ouvreur préféré en tenue légère : une cravate tombait sur son torse simplement couvert sur les flancs par un gilet de costume. Plus bas, il portait seulement un caleçon non ajusté qui à l’arrière laissait la vue sur la racine de ses globes fessiers et l’entrée de la vallée des délices.

dimanche 25 février 2018

Un joli serveur inaccessible

J'aime l'aventure et les découvertes, mais à d'autres moments il me faut des rituels. Ces endroits où l'on revient, ces chemins qu'on a parcouru tant de fois qu'on peut dire si une pierre a bougé. Ma semaine à la neige est ainsi. Quel plaisir de s'élancer encore sur cette piste qu'on a déjà fait 10.000 fois. On aurait pu changer de station ! Mais non, on aime tout ici, même la circulation bordélique qui nourrit les conversations superficielles.
Et revenir à son café préféré...

mercredi 14 février 2018

L'anti-top

Suite à une charge de travail exceptionnelle, je ne suis pas en mesure de diffuser le programme habituel de ce blog. Voudras-tu bien m'en excuser ? En attendant mieux, je t'invite découvrir ou revoir ces billets qui ont été les moins lus de cette aventure. Évidemment, ça nous ramène à très loin, vers le début de ma blogeste.

vendredi 10 mars 2017

Chabadabada

La montagne s'engrisaille sous la lumière  d'un jour ensoleillé où il fait bon s'installer à la terrasse d'un café. Ils viennent de se quitter.

samedi 4 mars 2017

De choses en apparence anodines qui changent le regard

"Parce que... je suis une femme et que donc, vous concernant, vous ne pouvez pas être bien à moi (...) Je vous souhaite du bien à vous et non pas par un mot-à-mot qui signifie ce que ça signifie (Votre dévoué, par exemple)."
C'est que m'écrit cette lectrice après avoir lu mon précédent billet. Je souris de ma naïveté qui a jusqu'alors masqué le double sens possible de l'expression comme il a fallu qu'on m'explique un jour cette contrepèterie que j'entendais pourtant depuis des mois et avec laquelle Augustin Trapenard interpelle Patrick Cohen tous les matins que France Inter nous donne. Salut Patrick ! pour ceux qui sont rivés sur une radio sans ingénieur du son.

lundi 23 janvier 2017

Désordres capillaires

Un billet récent de Tto sur sa couleur de cheveux a eu un drôle d'effet sur moi, déclenchant un rêve pas tout à fait saugrenu.
Je suis sensible aux questions capillaires depuis ce jour où une caractéristique de mon visage m'a fait devenir le repoussoir de mes camarades, y compris de mon ami le plus cher.

vendredi 6 janvier 2017

Chat timide fait souris effrontée

Dans les brouillons, je retrouve ce titre et cette image, sans texte. Je me souviens que c'était une idée de billet sur le Steve d'en face, mon voisin qui court, pour lequel j'avais d'une certaine manière commencé une série. Mais je m'étais arrêté à ce texte, intitulé le chat et la souris.

lundi 7 novembre 2016

Le coatch

Je sais bien qu'il n'y avait que trois personnes quand je suis entré mais la première fois je lui avais fait le même effet. Il m'a dévisagé tout de suite, s'il l'on peut utiliser ce verbe pour beaucoup plus que le visage, et s'est approché de moi. Évidemment, je l'avais tout de suite reconnu.

dimanche 3 juillet 2016

Le dubitatif

Les phénomènes d'attirance exercent pour moi une certaine fascination. J'aime assez les observer y compris lorsque j'en suis moi-même acteur, avec cette capacité au dédoublement temporaire.
L'ambiance s'était débridée. Même le serveur était passé de l'autre côté. Il me plaisait bien mais j'ai vite compris que je ne l'attirais pas vraiment. Il en avait surtout pour un dont je ne trouvais rien de spécialement excitant. J'avais pris du recul malgré les incitations de mon coatch autoproclamé pour la soirée.
Le dubitatif est arrivé un peu plus tard. Il s'est calé à l'opposé. Je le trouvais mignon dans une fine enveloppe charnelle qui dessinait des muscles souples. Mais il avait cet air supérieur et renfrogné qu'il ne quitta guère de la soirée. Il observa longtemps. Certains avaient tenté de l'approcher mais il les avait dissuadés avec des commentaires peu amènes.
De mon côté, j'avais joué avec l'architecte et le coatch.
Plus tard, il est venu s'asseoir contre le bar, près de la porte. Je crois que c'est l'archi qui a commencé à discuter avec lui. J'ai commencé plus tard à lui parler. Il répondait avec le visage fermé par un léger sourire en coin, et les hochements de tête désabusés de celui qui se fout un peu de ta gueule. Je crois que c'est ça qui m'a donné envie d'aller plus loin.
On ne vient pas dans un tel lieu simplement pour boire un verre ou fumer une clope dans un réduit de trois mètres cube. 
Je l'ai suivi dans le fumoir. Je peux pas dire qu'il me déshabillait du regard puisque nous étions déjà nus mais cela revenait au même. J'ai eu droit à une série de commentaires désobligeants notamment sur le choix que j'avais fait de ne pas garder mes chaussures et de préférer des tongues. Il tenta d'imaginer ce que je pouvais porter comme chaussures, le mot de mocassins s'échappa de ses lèvres avec dégoût. Cela me fit sourire : je n'ai jamais porté de mocassins, je déteste, j'ai d'ailleurs beaucoup de mal à me chausser, je trouve rarement chaussure à mon pied, sauf à passer sur des marques plus créatives mais chères, Ça devenait très excitant de voir la suite...
Il m'a donné une cigarette de très mauvaise grâce et son briquet en soufflant. Je le laissais poser des questions de merde auxquelles je répondais de manière évasive. Il doutait que je puisse faire quelque chose de son tempérament passif au vu de ma verge flasque, phénomène plutôt rare mais qui s'expliquait par le bon temps pris avec l'architecte. Je lui répondais qu'il ne tenait qu'à lui. Le dialogue, difficile de parler de conversation, s'est poursuivi dans la salle. Le retour de ma raideur a fini par lui donner envie. En réalité il n'attendait que ça et je le pris allongé sur une banquette. 
J'aurais préféré le labourer en missionnaire pour voir son visage s'ouvrir. Mais il préféra une levrette. Cependant il se retournait souvent, le sourire qu'il arborait et les lèvres qu'il me tendait me réjouissaient d'avoir supporté ses aigreurs.
Je tenais sa queue bien en main, voulant le conduire à la jouissance. Je lui chuchotais cette envie de le sentir venir. Il n'a pas voulu me l'offrir. Soudain, il m'a repoussé. Le jeu était terminé. Son visage s'est refermé.
J'ai rejoint l'archi et le coatch. Lui n'a pas tardé à partir.
Drôle de bonhomme.


vendredi 10 juin 2016

Le bel Eustache

Ce fut un séjour agréable et inédit. Rien ne s’est tout à fait passé comme il était prévu. L’aventure disais-je… Il était envisagé deux soirées amicales, n’en déplaise à Nicolas X. qui me ferait presque passer pour obsédé au détour d'un commentaire sur un blog ami :-)… Ma vie n’est pas remplie de sexe même si mes confidences ici sont principalement sur ce registre. Je peux passer une soirée voire une nuit avec un garçon sans lui sauter dessus. Par contre, je confesse que s’il me tend la perche, je suis capable de la prendre.

dimanche 7 février 2016

Juste pour le plaisir d'être ensemble

Avant qu'il n'arrive, j'avais regardé si l'église était ouverte. J'aurais osé je crois l'entrainer à l'intérieur, lui le catholique non pratiquant. Dans une chapelle latérale, sous les auspices de quelque saint bienveillant nous nous serions embrassés. En un lieu où j'ai tellement entendu parler d'amour, il me semble que quelques chastes baisers n'auraient pas été de nature à semer le trouble. Mais elle était fermée. Nous nous sommes seulement touchés la main, mais c'était déjà une bénédiction.

samedi 9 janvier 2016

M'ignore-t-il ?

J'imagine vivre une histoire sans parole avec mon jeune voisin. Je ne le croise que rarement. Il doit être étudiant dans une ville plus ou moins lointaine car il ne rentre pas tous les soirs. Il est plutôt là pour la dimanchade qu'en semaine. Sa voiture a stationné pendant toutes les vacances de fin d'année. Je devais donc finir par le rencontrer.

jeudi 5 novembre 2015

Une nouvelle expérience

Maurice me manque. Cette évidence m'est tombée dessus alors que je quittais le petit appartement parisien où j'avais passé la nuit. J'allais traverser le boulevard Voltaire, j'avais le nez dans le caniveau. Il m'est apparu ainsi dans la lumière d'une plage méditerranéenne. La veille j'étais passé par ce lieu où chaque fois j'essaie de repérer la maison aux volets rouges. J'étais embué de ces émotions qui me troublent souvent au pays taiseux à l'heure d'en partir. Comme cet été, je ne suis pas arrivé au bout de mon repérage. Dans l'axe de mon regard il y avait une maison restaurée au bord d'un canal. Point de volets rouges et il me semblait que la maison était plus loin. Point de rangée d'arbres non plus mais peut-être masquaient-ils le canal autrefois ? Il avait dû se passer quelque chose que j'imaginais assez bien. La vielle dame devait reposer sous les chrysanthèmes. La maison bruissait déjà d'une nouvelle vie.