Longtemps j’ai qualifié mes chaussettes uniques de veuves. Jusqu’au jour où un ami a quitté ce monde et a laissé sa compagne dans cette condition. Le mot me fit alors horreur. Je ne les nommais plus car je pensais trop à lui et à elle. Il ne m’était pas venu à l’idée d’utiliser le qualificatif d’orphelines. Je note qu’Hugo ou de Lamartine utilisèrent le sens dérivé qui fait qu’on peut être orphelin d’un être cher au delà du père et de la mère. Même les parents pourraient être orphelins de leurs enfants. Je doute cependant de ce dont témoigne culturellement une telle extension. Est-ce que l’on considère que le chagrin est le même ou tolère-t-on un usage faute de mot spécifique ? L’absence de mot dédié ne témoigne-t-il pas d’un manque de reconnaissance ?
Quand je perdis ma sœur de cœur, on me fis bien comprendre que je devais contenir ma douleur. Certes il me manquait le lien formel du sang, mais force est de constater qu'à l’âge adulte la peine des fratries n’est pas prioritaire.
Je me suis éloigné des chaussettes.
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samedi 23 février 2019
jeudi 21 avril 2016
samedi 6 juin 2015
Glanes #14 calme plat côté baise ho
Que te dire pour t'inviter à lire ce post ? Que je suis retourné plusieurs fois au cinéma ces dernières semaines et que j'ai aimé tout ce qu'ai vu ? Que l'académisme m'agace ?
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