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dimanche 26 juillet 2020

Le cycliste

Pendant le confinement, sur mon appli préférée, on s’échangeait juste des nouvelles entre réguliers. J'eus seulement un nouvel ami avec lequel on pensait à l'après et à quelques nuits dans son appartement parisien. J'avais du mal à imaginer que je retournerais à Paris. La visio fonctionnait tellement bien, qu'à quoi bon reprendre un jour ou l'autre ce rythme effréné ? Les contacts se sont multipliés avec le début du déconfinement. On sentait que les gars n'en pouvait plus. La faim tenaillait. Depuis quelque mois, j'avais assez souvent regardé le profil de ce jeune quadragénaire qui arborait quelques beaux portraits. J'avais liké certains d'entre eux mais ce n'avait suscité aucune réaction. Il n'était pas pour moi. Jusqu'au jour où j'ai osé lui envoyé un petit mot. La conversation a commencé jusqu'à une promesse de rencontre et quelques échanges de photos encourageantes.

lundi 18 novembre 2019

J’ai abusé

Excuse-moi. J’ai vraiment abusé ce soir. Je n’ai pas géré. Je suis resté presque quatre heures dans cet endroit où je pensais ne pas dépasser trois. On avait fixé une heure de rendez-vous plus tardive afin que tu aies le temps de rentrer du boulot. Moi je pouvais attendre. Tu m’imaginais sans doute au café du coin de la rue. Tu es rentré plus tôt. Sans doute t’es tu dépêché. Tu avais envie.

dimanche 22 septembre 2019

Cette fois où tout aurait pu basculer

Mon copain Taylor était passé. On devait avoir 17 ans, 18 peut-être. C’était un coureur. Il enchaînait les conquêtes depuis ses 15 ans. Pour se déniaiser, il était allé voir une prostituée dans le quartier chaud près de la gare. Il nous avait raconté ça lors d’une soirée entre potes. Sans détails, juste pour nous dire comme il voyait les choses. Comme nous étions coincés ou idéalistes ! Il y avait Dilou qui se réservait pour le mariage, Émile qui lorsqu’il se décoinça racontait facilement ses frasques et Jo plus discret et pudique. Moi j’étais l’un des puceaux de la bande, je m’offusquais facilement, par protection.

dimanche 6 janvier 2019

Le garçon dur qui fondait dans la bouche (1)

Été 2016. Il s'est pointé comme ça, arborant un grand sourire au dessus du tee-shirt ci-contre. Il rayonnait. Au téléphone, il m'avait lancé dix minutes avant "allez ! prend sur toi". C'est vrai que j'étais un peu stressé de le retrouver devant l'entrée de cette grande surface que fréquentent nombre de mes amis et connaissances. Malgré tout, on s'est fait la bise. Mais on n'a pas trainé.