Affichage des articles dont le libellé est empathie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est empathie. Afficher tous les articles

mardi 4 janvier 2022

Du temps perdu

Ce gars très attirant m’a cependant paru étrange au premier abord. Sa photo de profil était suffisamment particulière pour éveiller un souvenir de déjà vu. J’ai pensé qu’elle avait été pompée sur le net mais j’ai pu vérifier plus tard que ce n’était pas le cas quand notre échange a fini en eau de boudin.

mercredi 22 décembre 2021

Inter, mon amour

Mardi 14 décembre, j'étais sur la route et j'ai intersecté une chronique et un début d'émission sur ma radio préférée mais que je n'écoute quasiment qu'en voiture. Je n'en saisis donc que des bribes mais cela suffit à entretenir une affection indéfectible.

Avec Alex Vizorek, j'ai pu mettre enfin un mot sur une autre affection, psy celle-ci, dont je souffre depuis des années. Je suis natalophobe. Je crois avoir aimé cette fête quand j'étais enfant, quand je ne participais pas à son organisation, ou plutôt de manière annexe sur les décorations. Je suis devenu natalophobe au fil du temps, en subissant la préparation, tous ces rituels et passages obligés, les charges mentales de l'avant, les minutages du pendant et les dépressions de l'après. Je me laisse un peu plus porter désormais, j'accompagne et j'acquiesce. C'est ce qu'on attend de moi. A quoi bon batailler pour faire plus simple et spontané ?  Ce billet m'a donné un grand sourire intérieur, je ne consulterai pas pour ma natalophobie...

mardi 23 novembre 2021

Trouble gémellaire

J’ai évoqué à plusieurs reprises l’absence du frère. J’ai parlé de mon trouble à la lecture de Millenium 5 sur le sujet des jumeaux séparés, cette sensation de me sentir concerné et d’en déduire que j’avais peut-être eu un double non arrivé à terme. Le trouble m’a repris lors d’une soirée à laquelle participaient deux jumeaux adultes.

samedi 10 octobre 2020

Le régulier

J’aime revenir dans cette belle maison bourgeoise de village. Elle a un air de ferme mais les cheminées XIXe en marbre du pays ne trompent personne. Il m’attend dans son jardin et quand je me gare sur le bord de la route il est là sourire aux lèvres. Nous entrons par la grande porte qui ouvre sur le bel escalier. Sans détour nous montons à l’étage pour gagner sa chambre, la dernière dans l’enfilade des pièces qui se succèdent.

mercredi 7 octobre 2020

J’avais éteint l’étincelle de ses yeux

J'ai repris les chemins. C'est une chose très particulière. De refaire son sac après tout ce temps. Partir tôt, la route seul, puis retrouver des gens pour un bout de trajet, puis finir dans des réunions de bandits masqués. Parler dans un tissu, s'essouffler devant le micro ou peut-être était-ce l'émotion de reprendre la parole en direct. Manger une nourriture industrielle ou quasi et retrouver ses réticences alimentaires. Et le froid dehors car la neige est déjà sur les sommets, et ces portes ouvertes pour assurer un minimum de ventilation. Oui, tout cela est troublant, avec en toile de fond pour certains d'entre nous au moins, le pourquoi de cette agitation, alors que l'on continue à couler dans ce monde qui ne sera pas celui de demain. Il y avait aussi cependant ce sourire qui flottait et finit par m'inquiéter quand la nuit est tombée.

dimanche 10 mai 2020

Ne me parle plus de sport-co !

"Plus je lis de choses négatives sur les profs, plus je me rappelle ce que je leur dois." Matoo commence ainsi un billet de sa belle écriture, qui m'a nécessairement touché comme je leur dois autant que lui. Tandis que je lisais, je pensais à elles et à eux, dont je me souviens de quasi tous les noms encore. Pour pallier tout oubli cependant, j'ai consigné un jour tous ces patronymes sur une feuille à petits carreaux de grand format. Je la retrouverai le jour du grand rangement, sans doute pas très loin de ma boîte à dents de lait. En passant, je pense devoir aussi en parallèle à mes parents une éducation respectueuse des enseignants, sans aveuglement non plus, mais ils m'ont fait passer une forme de reconnaissance a priori envers ceux non pas qui te font sortir du lot mais participent à ta construction. Une vision de l’École qui me semble souvent oubliée. Maintenant que je connais notre histoire familiale à travers de nombreux siècles, je sais pourquoi ils n'attendaient pas de l'École des choses incommensurables mais seulement la connaissance élémentaire pour rester libres, sans forcément le conceptualiser.

dimanche 17 novembre 2019

Évasions

Un déplacement qui dérape. Tu te retrouves sur un péage d’autoroute à tendre le bras. Depuis combien je n’avais pas non pas fait ça mais attendu aussi longtemps ? En deux heures, à l’entrée d’une grande ville chef-lieu de département, tu vois passer des milliers de véhicules. Tu imagines des profils à la tête du carrosse et du cocher. Que les voitures sont devenues grosses ! Énormes même. Quel est ce besoin ? Imagine des caisses d’il y a 30 ans avec la technologie d’aujourd’hui ! On ne consommerait pas grand chose. Est-ce que nos culs ont tant grossi qu’il faille autant de place ?

lundi 17 juin 2019

Ma journée philo

Damned ! Rien écrit depuis le 1er juin... Et pourtant, tout ce que je voulais te dire. Tout ce qui m'est arrivé. Mais juin est sans doute le mois le plus terrible de l'année, en matière de pressions diverses.
Parmi les choses qui m'ont secoué ces dernières semaines, il eut cette soirée au Steamer de Nantes, mais je t'en parlerai plus tard, et la disparition de Michel Serres. J'ai toujours eu du mal à penser qu'il était philosophe. J'en ai trop bavé en terminale avec ces prises de tête conceptuelles mémorables, tout ce Kant dira-t-on existentiel, et ce temps passé à tirer Descartes. Et plus tard, les délires télévisuels BHL et Michel Onfray. Tout ça pour ça ?

vendredi 22 juin 2018

Glanes #32 ma tête et mes jambes

Je ne suis pas toujours gai mais cela ne dure jamais longtemps. La construction de la phrase n'est pas terrible mais on se comprend.
J'ai mal au système, le temps aléatoire m'y tape dessus par ses variations de pression atmosphérique à faire déprimer les vieux, même si je n'ai pas tout à fait l'âge.

dimanche 15 avril 2018

Séductions ?

J’ai trouvé hyper gênante la relation qui s’est installée entre nous. Il était très attirant avec sa petite taille bien habillée dans un costard bleu marine ajusté, un air très jeune mais une chevelure épaisse et courte, poivre et sel qui lui donnait une maturité élégante. Une autorité naturelle se dégageait liée à une expression corporelle qu’on doit sûrement apprendre dans certaines écoles.

mardi 27 mars 2018

Tu ne douteras point

J’avais quitté l'homme enchaîné. Je remontai alors la rue Montorgueil pour tourner à droite au rocher de Cancale. Le rue Greneta contrastait par son calme. Au carrefour de la rue Saint-Denis j’achetai simplement une banane que je dégustais tranquillement jusqu’au croisement suivant.
Je sonnai, la porte s’ouvrit et je découvris mon ouvreur préféré en tenue légère : une cravate tombait sur son torse simplement couvert sur les flancs par un gilet de costume. Plus bas, il portait seulement un caleçon non ajusté qui à l’arrière laissait la vue sur la racine de ses globes fessiers et l’entrée de la vallée des délices.

dimanche 14 janvier 2018

Douces mélancolies

La saison des chrysanthèmes était revenue et je perpétuais la tradition. J'étais allé de cimetière en cimetière selon un circuit d'hommage que je voulais immuable. On se demandera pourquoi et pour qui. Je ne crois plus en Dieu depuis qu'on m’infligea le catéchisme et la communion privée. Le correcteur orthographique m'a sauvé d'orthographier "catéschisme", je pensais sans doute plus à la scission que ce fut. La veuve noire ne comprenait pas qu'un enfant puisse choisir. Pourtant je me séparai de Dieu et du catholicisme et il fallu bien l'accepter, refusant désormais tout sacrement et même d'aller à la messe. Je rejoignais sans le savoir alors une longue tradition d'hommes libres-penseurs héritiers d'une foi protestante pour laquelle il avait fallu autrefois abjurer ou partir. Seules les femmes s'étaient converties à la messe et portaient la respectabilité religieuse de la famille, sans que cela soit une foi aveugle, mais il fallait en être, on avait sans doute trop souffert par le passé.

samedi 30 décembre 2017

Glanes #28 lectures

Victor et Alexandre Caril. "Donne-moi la main", film de Pascal-Alex Vincent, musique de Colette Magny
Fin me manque. Je l'ai rencontré il y a un peu plus d'un an. Il débarquait dans ce coin paumé pour élucider un meurtre. Ce faisant il retrouvait un monde qu'il avait voulu oublier. Avec les mois qui sont passés, j'ai l'impression de l'avoir rencontré dans un pub de la ville. On s'y retrouvait régulièrement en soirée dès que j'avais un moment de libre. Je suivais la progression de son enquête. Je découvrais son passé. Je me suis attaché à lui. Mes journées filaient et je n'avais presque d'autre envie que celle de le retrouver.

jeudi 28 décembre 2017

Le garçon lumineux (2)

Je me suis concentré sur la respiration. Il a fallu du temps avant que la vigueur ne revienne et que je reprenne espoir. J'ai pensé encore une fois au jour où elle ne reviendrait pas.
J'ai quitté le fumoir en panache.
J'ai vu le regard concupiscent du sosie de Fidel Castro, avant  que je ne prenne l'escalier.
En bas, mon prince était toujours allongé la tête en arrière dans une pause lascive, les jambes retombant sur le bord de la banquette. Les trois hommes le caressaient doucement. Des humeurs luisaient sur son ventre.

samedi 18 novembre 2017

Le négligé

Ça aurait pu être un date.
J'étais de passage pour deux jours dans cette bourgade de la côte. Je m'étais localisé quelque jours avant. Il m'avait envoyé un petit message sympathique. Pas un ça va ? On avait pris rendez-vous assez vite à condition que je n’arrive pas trop tard. Or, je devais avoir un diner.

vendredi 2 décembre 2016

L'archi

Il m'a plu dès qu'il est entré. Son corps fin et élancé, son âge moyen, son visage un peu rude au front haut et au cheveu ras. Je discutais avec le coatch et il est entré tout de suite dans notre conversation. La convivialité s'installe certes facilement en ce lieu mais elle est favorisée par les atomes crochus.

samedi 26 novembre 2016

Une pièce en quatre actes

J'avais passé une belle soirée avec un ami. Quand on s'est quitté, je n'avais pas sommeil. Mes pas m'ont guidé vers l'un de ces saunas où j'aime à me détendre. Un lieu où j'ai parfois l'impression d'être totalement transparent, ce qui ne me dérange guère. Mais ce soir-là, il y avait du monde et il semble que j'ai crevé l'écran. Mon repère est en général le hammam, autant que je puisse supporter l'ambiance chaude et humide. La douche froide à côté de la banquette m'y aide souvent d'autant qu'il y a un côté puissamment érotique à passer sous le jet, nu dans la pénombre sous le regard des autres.

lundi 7 novembre 2016

Le coatch

Je sais bien qu'il n'y avait que trois personnes quand je suis entré mais la première fois je lui avais fait le même effet. Il m'a dévisagé tout de suite, s'il l'on peut utiliser ce verbe pour beaucoup plus que le visage, et s'est approché de moi. Évidemment, je l'avais tout de suite reconnu.

jeudi 26 mai 2016

Etc.

Les français pavoisent, le 27 novembre 2015. Marseille (c) Jean-Paul Pelissier/ Reuters
J'ai déjà dit ici ce que je pense de certains symboles de la République. Je reviens sur ce billet commenté à l'aigre-doux par Celeos. Qui y avait-il de provocateur ? Ma présence, l'illustration du billet par deux jeunes gens pleins d'innocence, la recette décalée sur l'organisation de la minute, pourtant basée sur du vécu ?
Mais pourquoi vais-je donc deux fois par an au monument aux morts ?

samedi 30 avril 2016

Je n'étais pas prêt à donner de ma personne (2)

Salim avait effleuré l'idée d'aller chez lui, en ajoutant que ça faisait un peu loin. En effet, j'avais déjà fait 20 km, 45 de plus, puis le retour. Nous n'avons pas insisté. A tort je pense. La nuit aurait été belle, je serais rentré au petit matin.