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samedi 19 février 2022

La fin du monde de Gaspard et ce qu'il m'évoque

Photo (c) DR

Immense émotion ce jour-là à la lecture de cette alerte d’Inter qui a surgi sur mon smartphone en pleine après-midi tandis que je peinais sur un sujet difficile. Émotion du spectateur, Gaspard Ulliel m’a toujours troublé par son physique et son jeu. J’en ai parlé plusieurs fois ici. Émotion du skieur, confronté si souvent à cette glisse grisante où la vie ne tient même pas à un fil.

jeudi 10 février 2022

Le cœur serré

La belle randonnée touchait à sa fin. On avait parlé. Il y avait eu des silences aussi. On avait profité des paysages, revu des endroits aimés, découverts d’autres que nous ne connaissions pas alors qu’ils sont si prêts de chez nous. La longue montée dans les bois s’étirait dans nuit naissante. Nous goûtions les horizons rougeoyants, qui renvoyaient une belle lumière sur les neiges des sommets.

mercredi 10 avril 2019

Tu tires un poil et toute la bobine se déroule

Je pensais à la Veuve noire ce matin, quand soudain m'est apparue sa fille, ma mère. D'autres images me reviennent ce soir quand j'écris. Des temps plus anciens, le retour aux vacances après un an d'absence. Les questions de ma mère sur le pays, les gens, ce moment où les noms des disparus sont donnés. Il y avait toujours un peu d'émotion qui ne prenait pas le pas sur le plaisir d'être revenue. Et puis les morts importantes, on les avaient sues par courrier. On ne se téléphonait pas encore. Mon père, cet apôtre inconditionnel du progrès refusait l'appareil. Je revois les lieux tels qu'ils étaient alors, la robe grise de ma grand-mère, l'imprimé fleurie de ma mère. Mais ce n'est pas cela qui a surgi ce matin.

jeudi 17 mai 2018

Un peuple crève, encore un

(c) Mohammed Abed -AFP
Je ne parlerai pas de Gaza parce que ma bouche est desséchée.
Je suis bouche bée devant les horreurs et les politiques irresponsables qui y conduisent. Politiques est à prendre en tant que substantif masculin et féminin mais surtout pas neutre.
Le vent du sable palestinien est entré dans ma bouche ouverte. Il n’en est sorti aucun cri. Celeos dit les choses bien mieux que moi.

lundi 2 avril 2018

Sans concession

Pas d’idées noires derrière le billet d’hier. Simplement des concours de circonstances. Je ne pensais pas revenir sur le sujet mais je viens d’enterrer mon chien. Il n’y avait pas de dépouille. Juste un corps de chien qui a succombé à sa dernière attaque. La maladie n’a emporté que sa vie et la laissé le reste.

samedi 31 mars 2018

Le prochain amour

Tom Bianchi: Fire Island Pines, Polaroids 1975-1983La ville où je vais souvent est une terre de promesses non tenues. Je compte plus ces paroles frivoles et ces petites mémoires.
Quand je le peux, c’est à dire quand mes contraintes de télétravail le permettent, j’aime prendre le temps de voir un ami, d’aller dîner dans un restaurant de son choix ou prendre un verre avec lui face à un illustre bâtiment.
Mais la plupart du temps, je dois travailler en soirée et je laisse alors la porte ouverte à d’autres découvertes.

samedi 19 août 2017

Le glas pour Barcelone


Cette chanson écrite en mémoire des victimes d'une brutale répression policière en 1976 à Vitoria au Pays basque espagnol évoque pour moi toutes les frappes aveugles et stupides. N'oublions jamais que nous sommes libres.

vendredi 15 juillet 2016

Nice, un symbole clair










Bien sûr, ils n'ont pas choisi de frapper dans l'un de nos défilés militaires surannés à la mode soviétique ou coréenne.
Non, bien sûr, encore toucher de nuit la liesse populaire dans une ville cette fois en province.
Avec des hommes, des femmes et des enfants.