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dimanche 19 octobre 2025

Orné, Iwak 2025 #17

Il y a un petit côté désuet dans l'adjectif orné. Et pour preuve, moi-même qui ne suis pas de la génération z, je ne l'ai utilisé alors qu'une fois pour ce blog. Et encore s'agissait-il d'une citation qui décrivait un objet dont je doute qu'il peuple aujourd'hui les placards des jeunes générations. Nous célébrions alors le départ pour l'au-delà de Régine.

jeudi 21 novembre 2024

J’aime les crevettes

C’est ce que je disais à un gars qui me presse de le rencontrer depuis quelque temps. Il a une très jolie queue – oui j’ai eu droit assez vite à la photo de la bête – mais il est vraiment trop costaud pour moi. C’est le problème des applis de rencontre, tu es complètement conditionné par tes stéréotypes et tu réfléchis trop ou beaucoup. Évidemment d’aucuns feront le lien avec l’étalage où tu choisis ton melon – je pense au melon parce que j’ai vu Un p'tit truc en plus – mais on sait bien que les affinités ne se résument pas au physique et bien loin de là.

dimanche 22 octobre 2023

Iwak 2023 #22 rugueux

Rugueux m’évoque la surface des arbres, l’écorce, et ce contraste avec celle de ta peau. J’en ai touché des écorces des rugueuses comme celle des chênes des plus lisses comme celle du fayard, mais rien n’avait d’égale que ta peau. On parle aussi de rugosité avec les trames végétales et elle s’oppose à la perméabilité.

dimanche 22 janvier 2023

Darkroom

Depuis cet épisode mémorable, j’avoue que je suis pas à l'aise dans le noir avec un gars que je connais pas. Bien sûr nous échangions depuis assez longtemps pour penser que cette constance n’était pas étrangère à la confiance. Mais quand il m’a proposé que je le reçoive dans le noir complet et de faire en sorte que nous ne nous voyions pas, j’ai hésité. Finalement la curiosité l’a emporté. Nous avons scénarisé le moindre détail de l’entrée en matière.

samedi 31 décembre 2022

Un air de fin

Je n’aurais pas dû y aller. Il était encore temps. Je sortais de la ville quand je l'ai eu au téléphone. Je n’étais qu’à quelques minutes du bureau. Mais je ne renonce pas comme ça. J’ai fait la route pour le retrouver dans ce 12:30-14. Il faisait beau, la vue sur la montagne était aussi belle que d’habitude depuis la fenêtre de sa chambre.

samedi 13 novembre 2021

L'homme aux dragons (2)

Si tu as raté le début, c'est ici. Nous étions donc en train de progresser dans la forêt claire, sur une pente. On voyait la route et le canal un peu plus bas. De temps en temps, un son de voiture. La forêt bruissait légèrement, sous nos pas, mais aussi de quelques chants d'oiseaux. Il se demandait sans doute où allait-on se poser. Au sol, ça devait être humide et piquer un peu. J'ai aperçu l'arbre idoine, un tronc pas trop gros, lisse, et surtout une belle double courbure à cinquante centimètres du sol qui dessinait une forme de siège. J'aurais dû faire une photo. C'est là que ça s'est passé.

dimanche 7 novembre 2021

J'ai vu le loup

Mes torses préférés sont plutôt sculptés imberbes ou velus, peu importe finalement même si j'ai une préférence pour les premiers. Mais quand ils sont poilus, je suis toujours attirés par les poils policés, orientés dans une configuration picturale. J’ai un collègue dont je vis le torse une fois et dont l’orientation des poils m’avait subjugué, tant le dessin était aussi beau qu’un tatouage réussi.

mardi 2 novembre 2021

Je ne peux pas grossir

C’est une obsession. Pire, un de mes troubles obsessionnels convulsifs. La question du poids me poursuit depuis mon enfance. Je fus un enfant fluet pour lequel les parents ne s’inquiétaient pas. Mais la reine Mère veillait. Je ne répondais pas aux canons de sa famille, des hommes grands et costauds, des femmes fortes dont les seins en gorges profondes me terrorisaient. Je m’angoissais d’être serré contre ces poitrines énormes. Aux vacances, elle cherchait à m’engraisser alors que mon autre grand-mère, une petite femme maigre dont le pauvre mari avait été tout aussi fin, ne se souciait pas de ces questions. Je mangeais, je courais, tout allait bien.

mardi 25 août 2020

Carnet de voyage #9 le jardinier

Le sentier que je suivais empruntait une terrasse. Il cultivait un petit champ sur la faysse inférieure. Je fus impressionné par sa récolte. Nous en parlâmes quelques instants ainsi que de la qualité de sa terre.

dimanche 9 août 2020

Carnet de voyage #8 beauté troublante

À la plage, même surchargée, le zonage est assez clair entre baignade et serviettes. Le plan est carré...
À la rivière, tout s’imbrique, entre l’eau et les rochers. C’est plus pratique pour mater, l’air de rien.

mardi 28 juillet 2020

J'ai cru mourir étouffé

C’était un de mes fantasmes, les bras d’un homme fort qui te serre tendrement, la sensation d’être protégé et devenir invincible.
Je passais trois nuits à Paris, je ne savais pas encore que j’allais reste confiné pendant plusieurs mois et que le contact des hommes me serait longuement interdit. Pourtant je décidai que je rencontrerai chaque soir. J’ai déjà raconté le final. Le deuxième jour, j’ai pensé me ménager. Un homme me fit signe. Il habitait à deux pas de mon chez moi du moment avec un physique de rugbyman et un visage agréable. Je tentai une sortie.

samedi 11 mai 2019

Les calages les plus courts sont souvent les meilleurs

dessin de Hirano Gô
J’avais rendez-vous avec Alicio. Il devait me prévenir. Mais lui c’est vraiment un poème. On s’est tourné autour un moment avant de convenir d’une rencontre. Mais de là à concrétiser... bref, cela fait plusieurs fois que les planètes sont alignées, sans qu’il ne se passe rien. Je le vois se connecter mais aucun message de confirmation n’arrive. Je n’essaie plus de relancer.
Un petit incident avait commencé d’émailler ma soirée. En fermant les volets du studio, de vieilles persiennes bleues, je me suis ouvert le gras du côté de main droite. J’ai cru que ça aller à nouveau pisser le sang. Au même instant, Luc’ien se connectait et j’ai imaginé faire appel à lui comme cette fois où il était arrivé avec une boîte de pansements pour soigner mon front. Mais en fait, il n’apparaissait pas dans mon périmètre alors qu’il habite à deux pas. Il devait être là où je sais qu’il passe ses week-ends avec son compagnon. En attendant, l’alternative de filer au sauna venait de disparaître dans un grand pincement.

mercredi 1 mai 2019

Glanes #37 débat et déo

Après la manu-conférence, je n'ai pas regretté d'avoir séché le grand débat. Tout ça pour ça. J'étais quand même allé à un débat local. Deux heures. Une série de monologues. Les participants lisaient leur texte à tour de rôle. Il n'y avait pas d'échange. Juste un cahier de doléance vivant dans une salle des fêtes. Ça ne transpirait pas le vivre ensemble. Je suis parti avant la fin. Si j'avais été plus cohérent avec moi-même, je me serais levé pour dire que ce n'était pas un débat. Ou crier "et un raton-laveur !". J'avais préféré m'éclipser lâchement.

dimanche 20 janvier 2019

Je sublime plus souvent qu'il n'y parait

La première fois que je l'ai rencontré, c'était lors d'un souper chez des amis. Il m'a fasciné tout de suite. Grand, mince, une posture élégante, la belle quarantaine, le visage carré des géants blonds de quelque contrée nordique, sa chevelure était passée au gris et cela le rendait magnifique. Et avec cela, une voix grave et un sourire épanoui. Il était en famille, avec femme et enfants. On habite à deux pas, dans un coin de campagne où tout se sait vite. Que voulais-tu que je fasse ? Je succombai à ses charmes bien sûr. Dans mes rêves. Nous nous étions trouvés des atomes crochus très diffus : la conversation nous avait révélés curieux l'un de l'autre, avec toute la distance nécessaire en société. 

mardi 27 novembre 2018

La première fois que j’ai senti d’aussi près le corps d’un homme...

...dans le métro.
Je me suis souvenu de ce que racontait un collègue de bord il y a bien longtemps . Un petit gars tout fin, un titi parisien gouailleur qui nous disait comme il affriolait les bourgeoises dans le métro, sans rien faire en particulier. Il sentait leurs mains passer l’air de rien sur son torse ou sur ses fesses, s’excusant à peine de leur soi-disant maladresse. Souvent un sourire suffisait. Lui ça le faisait rire et sans doute fantasmer un peu.

jeudi 15 novembre 2018

Le mâle alpha

http://www.rajelouness.com/contrapposto-posture-du-corps-male-dominant/
Il y a eu ces signes que j'attendais et qui ne vinrent. Il y a eu Charlie une nuit d'étreintes magnifiques. J'ai peur de me brûler une fois encore. J'ai peur de le brûler aussi. Je m'abstiens. Je préfère retourner au sauna, croiser des garçons sans lendemain.

samedi 26 mai 2018

Une bonne dégustation

J’avais pressenti que le nu-apéro auquel j’avais été convié serait un lapin. Le contact ne se reconnectait pas. Quant à Willy, qui me drague depuis quelques mois et guette tous mes passages parisiens, il était coincé par un dîner. Il m’aurait bien amené avec lui mais c’était trop tard pour prévenir ses amis. J’avais aussi une négociation professionnelle en cours de résolution pour laquelle je décidai de rester accessible tant qu’elle ne serait pas réglée, même si cela tardait, et pour cause puisque la conclusion fut posée peu avant minuit.

dimanche 1 avril 2018

Glanes #29 passe Pascal

Le dimanche Pascal un premier avril, nous n'avions pas connu ça depuis 1956 et avant cela 1923. Ces deux années furent tourmentées sur le plan climatique, ça a bien commencé aussi pour 2018, il faudrait peut-être étudier la coïncidence de près. Et sinon pour remettre ça il faudra attendre 2029 et 2040. Passionnant. Je n'étais pas né, je serai peut-être mort ou déliquescent.
Il me semble qu'on parle plutôt du corps du Christ que de dépouille.

dimanche 4 mars 2018

Je n'étais pas loin du ridicule...

J'étais rentré du sauna où j'avais passé une soirée sympathique. Dans cette ville où je séjourne régulièrement, il n'y a que deux saunas gays pour une taille de population non négligeable. Certaines villes plus petites sont autant pourvues, c'est assez bizarre, d'autant que ces deux lieux sont de petite taille et pas exceptionnels comparés au Steamer de Nantes par exemple. Mais je fais avec. J'ai une préférence pour l'un deux, le moins joli mais souvent plus fréquenté en semaine. Pour une fois cependant, je changeai de crèmerie, me déplaçant vers le plus proche de mon hébergement.

dimanche 10 septembre 2017

Si tu devais changer quelque chose à ton corps, ce serait quoi ?

Je regardais ce nouveau corps. Il me plaisait bien mais je n'arrivais pas à voir si mon visage avait changé. Le torse était comme je l'avais toujours rêvé, comme celui d’Émile,  assez large en V avec des pectoraux dessinés mais peu proéminents. J'en étais tout à cette contemplation de ce torse plaisant quand soudain je soupesai mes bourses. J'en restai interdit...