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mardi 12 mai 2020

Ces visages oubliés

Avant de m'y remettre de bonne heure, je vais lire quelques pages anciennes de ce blog. Je ne sais plus ce qui m'amène à faire une recherche sur Bruxelles. C'était pourtant, il y a vingt minutes. Une de ces pensées fugaces qui m'assaillent régulièrement.
Je trouve un bref billet, forme d'hommage aux attentats du 22 mars 2016, puis deux autres qui témoignent de mon passage dans cette ville à la fin de l'été suivant.

jeudi 22 novembre 2018

Ma première soirée cagoule

J’étais arrivé à Paris en tout début de soirée, dans un quartier inhabituel où je n’avais pas dormi depuis cette époque où je retrouvais Pio dès que possible. L’appartement était agréable mais j’avais vraiment galéré pour le trouver. J’avais dû procéder par déduction l’étage et la porte. Il n’y avait pas d’indication au rez-de-chaussée, pas de nom ou de numéro sur les portes. Mon logeur n’était pas joignable. Je me précipitai dans les toilettes car ma vessie n’en pouvait plus. C’est un peu le problème quand tu es obligé de boire plus d’eau que ton organisme n’en réclame officiellement.
Je n’avais pas le cœur à me remettre à travailler. Pas de rencontre en vue non plus. Je gagnai la Mosquée de Paris pour prendre un bus qui me conduirait quelque lieu amical. J’hésitai sur la destination finale. Mais on était lundi, l’Entre-deux-eaux allait être désert. Je choisis l’Impact. Bien m’en a pris !

jeudi 28 décembre 2017

Le garçon lumineux (2)

Je me suis concentré sur la respiration. Il a fallu du temps avant que la vigueur ne revienne et que je reprenne espoir. J'ai pensé encore une fois au jour où elle ne reviendrait pas.
J'ai quitté le fumoir en panache.
J'ai vu le regard concupiscent du sosie de Fidel Castro, avant  que je ne prenne l'escalier.
En bas, mon prince était toujours allongé la tête en arrière dans une pause lascive, les jambes retombant sur le bord de la banquette. Les trois hommes le caressaient doucement. Des humeurs luisaient sur son ventre.

mercredi 27 décembre 2017

Le garçon lumineux

J'étais déjà nu dans le sas quand il est entré, un gars de ma taille, l'air jovial. On s'est souri. Le taulier m'a demandé de choisir une couleur. J'ai pris le noir. Il m'a tendu un long cordon avec un pendentif numéroté. C'était nouveau. J'ai demandé où accrocher un truc pareil. Je le trouvais un peu trop long pour me balader avec ça autour du cou. Le second taulier s'est moqué, croyant faire une bonne vanne, en me suggérant de le passer autour de la taille, si j'y arrivais. Tu plaisantes, ai-je lâché, en enfilant la boucle par les pieds : j'avais de quoi faire un tour et demi. Le garçon jovial était hilare. Je l'ai maté, il était nu maintenant, imberbe et assez rebondi mais très musclé et lisse. J'ai entortillé le cordon autour de la cheville, il a glissé dans ma chaussette noire, on ne le voyait plus. Le taulier a trouvé que ça ne servait à rien ainsi. J'ai enfin compris l'utilité du truc : il y une couleur pour chaque posture, actif, passif, actif-passif. J'avais choisi la troisième sans réfléchir. Je peux être intuitif.

vendredi 26 mai 2017

J'ai cru que j'allais repartir

L'une des fois où j'ai passé la soirée à l'entre-deux-eaux avec le coatch, il m'avait suggéré d'essayer l'impact. Il trouvait que j'avais le profil et que j'allais plaire. Je n'ai pas pu le rendre plus explicite. Ma curiosité était en marche.
L'impact est un autre bar naturiste parisien. La première différence est qu'on se déshabille à l'entrée de la salle de bar devant tout le monde. Ensuite on porte son sac poubelle au barman. On veille à garder ses chaussures et tout peut alors commencer sachant que l'action se passe en principe dans la cave au sous-sol.

samedi 17 septembre 2016

Ces petits instants d'abandon (2)

Après cet épisode étonnant, je me suis assis pensif. J'ai demandé une cigarette au gamer qui me l'a offert avec plaisir. J'ai fumé en regardant distraitement le joli trio de la vidéo. Un mec avait sorti sa queue et s'astiquait sans enthousiasme. Je pensais à l'homme de Liège qui m'avait charmé quelques minutes auparavant, à ce qu'il était venu chercher ici après sa journée bruxelloise.

vendredi 16 septembre 2016

Ces petits instants d'abandon

Combien de fois ai-je failli rater un départ ou une arrivée alors que j'avais tout bien organisé ou planifié ? Je suis coutumier des grains de sable qui viennent perturber des engrenages parfaitement huilés. Tiens ce matin par exemple, j'arrivais à l'aéroport de Bruxelles au moment idoine. Le réveil était programmé  à 3:55 précises. La navette quittait l'hôtel à 4:30, 5 minutes pour émerger alors que je n'aurais dormi que 3 heures, 15 minutes pour passer aux toilettes et prendre une douche, 5 autres pour ramasser mes effets dispersés et finir de boucler mes sacs, étaler la couette et passer une tête sous le lit - j'ai si souvent oublié des choses diverses, y compris un pantalon ou une veste - 5 en cas de débordement des tâches précédentes et 5 enfin pour descendre tranquillement au rez-de-chaussée et monter dans le bus. Je suis arrivé à la réception avec 10 minutes d'avance.