J'étais déjà nu dans le sas quand il est entré, un gars de ma taille, l'air jovial. On s'est souri. Le taulier m'a demandé de choisir une couleur. J'ai pris le noir. Il m'a tendu un long cordon avec un pendentif numéroté. C'était nouveau. J'ai demandé où accrocher un truc pareil. Je le trouvais un peu trop long pour me balader avec ça autour du cou. Le second taulier s'est moqué, croyant faire une bonne vanne, en me suggérant de le passer autour de la taille, si j'y arrivais.
Tu plaisantes, ai-je lâché, en enfilant la boucle par les pieds : j'avais de quoi faire un tour et demi. Le garçon jovial était hilare. Je l'ai maté, il était nu maintenant, imberbe et assez rebondi mais très musclé et lisse. J'ai entortillé le cordon autour de la cheville, il a glissé dans ma chaussette noire, on ne le voyait plus. Le taulier a trouvé que ça ne servait à rien ainsi. J'ai enfin compris l'utilité du truc : il y une couleur pour chaque posture, actif, passif, actif-passif. J'avais choisi la troisième sans réfléchir. Je peux être intuitif.