vendredi 16 août 2019

Que reste-t-il...

Quinze jours sans écrire quoi que ce soit. Les vacances. Retour au pays taiseux, ce pays qui me parle tant pourtant. Chacun continue son chemin. Est-ce qu'au moment de l'âge d'or, nos anciens qui nous l'avaient construit étaient aussi en manque d'une époque antérieure ? Je ne le sais dire vraiment, même si je m'en doute. Le temps de la veuve noire s'était arrêté sur la maison, les pierres de chaque mur, les arbres mêmes et la rivière, alors que son cours bougeait un peu chaque année.

mercredi 31 juillet 2019

Pas de questions pour mister R.

J'essaie d'engager la conversation avec mister R., mais ce n'est pas son truc. Il aime le sexe. Point. C'est tout. Je ne suis pas disponible dans les quinze prochains jours. On patientera et on se reverra à la rentrée. J'ai à peine raconté ma rencontre avec mister R. Un de ces moments exceptionnels comme il m'en arrive de temps en temps. Une fusion exceptionnelle. Et, dès la première étreinte, cette certitude immédiate que je pourrai être passif avec lui. Ce qui fut.

lundi 22 juillet 2019

Glanes #40 c'est l'été

J'avoue, depuis l'année dernière, j'ai envie d'un maillot de bain noir rouge. Ça fait des années que je porte des maillots noirs. Même pire, des shorties noirs. Alors que franchement, il n'y a pas à dire - me disait quand même ma vendeuse d'articles de sport - un beau mec dans un slip de bain, c'est quelque chose.

samedi 20 juillet 2019

Un peu comme dans un film d'Almodovar

Je passais une semaine ibérique professionnelle. Je m'étais un peu isolé pour travailler, une appli en arrière-plan. Une fois n'est pas coutume, la climatisation me protégeait de la chaleur extérieure, pas vraiment caniculaire compte tenu de la latitude, mais bien élevée pour moi. Il n'y avait pas foule sur le réseau, mais ce n'était pas très étonnant, en pleine journée, pour une ville de près de 100.000 habitants. Le gars qui me correspondait le plus n'était pas disponible en journée, alors que moi en soirée, je tournais dans les bars. Je me rencardai avec un gars assez fin avec des lunettes, telles qu'en témoignaient les photos de son profil, qui semblait passer du temps dans des salles de gym. Nous eûmes du mal à trouver le créneau. Mais c'était bon, maintenant, je traçais dans les rues, le soleil m'écrasait contre les parois ombragées, traverser un grand carrefour ou une longue place était un défi. J'arrivai toutefois à gérer le trajet avec une certaine célérité - il m'avait déjà un peu vertement reproché d'être en retard - sans arriver dégoulinant de sueur. J'avais le numéro de l'appartement. Il était directement écrit sur la sonnette de la rue. La porte s'ouvrit, je gagnai le premier étage où je trouvai une porte entrebâillée. Je fus un peu surpris. Il était beaucoup plus costaud que les photos ne l'avaient suggéré. Un visage plus poupin, un corps bien développé. Il n'y avait cependant aucune raison de repartir en courant. Des boucles courtes très brunes encadraient son visage souriant, au regard complice. ¿Como estas?

samedi 13 juillet 2019

Le premier pas

Je me demandais ce matin, qui a posé le premier pas sur ma lune.
Je te parle bien de cet endroit où la main de l'homme n'avait jamais mis le pied.
Qui a fait ce premier pas ?
Un pied posé avec délicatesse.
Pio, peut-être?

vendredi 12 juillet 2019

Touche-pipo

« L'être humain faisant pipi via un orifice urinaire, le méat, situé à proximité très immédiate des parties génitales, on comprend aisément que jouer à touche-pipi puisse désigner le fait de se toucher ces parties. Cette expression ne s'utilise pas pour le self-service (ou l'onanisme ) : il faut être au moins deux. » (www.expression.fr)

mercredi 10 juillet 2019

Craquant

Henry Simon
Un joli profil avec des photos de garçon songeur, renseigné avec délicatesse. Pas de texte. Juste des citations.

samedi 6 juillet 2019

Le mystère de mon cul (2)

Bon visiblement ça te plait vraiment quand je raconte des trucs comme ça. J'ai bien vu que tu avais aimé aussi mon regard sur les garçons ibériques. J'en donnerai un autre bientôt, je reviens de la péninsule. Tu as moins apprécié mon Dylan et moi, cet instantané qui m'a vraiment fait vibrer autant qu'une émotion masculine.
Allez, je reviens au sauna.
Il s'approche de moi. Il n'est pas très grand, très sec, cheveux noirs coupés pas trop courts, la barbe. Au contact de sa peau, je sens très vite, qu'il n'est pas si jeune, de la maturité dans ses muscles fins. Je suis déjà nu, bandé, ma serviette est restée sur la banquette, j'enlève la sienne, une belle queue épaisse légèrement relevée vers le zénith. C'est fort et tendre, parsemé de baisers légers, de caresses sensibles. Comme il plus petit que moi, son sexe passe entre mes cuisses, il va et vient contre mon périnée. Je sens les mains d'un autre gars qui nous a rejoint. L'intensité finit par me dépasser, je jouis sur son côté, je crois que lui aussi. Nous nous étreignons. J'ai trop chaud. Je lui dis que je dois sortir, je vois son beau sourire dans le pénombre.

samedi 29 juin 2019

Le mystère de mon cul (1)

Avec un titre pareil, je vais faire un score d'enfer, non ? J'aurais pu choisi aussi "il est grand le mystère de ...". Avec la tonalité.
J'ai déjà parlé de cela une fois, mais je ne retrouve pas le billet. J'ai toujours été impressionné par Quentin Mallet qui savait - à l'imparfait car il a pris sa retraite - faire facilement référence à un billet ancien. Moi, j'arrive à me souvenir que j'ai parlé de quelque chose, mais pas toujours à retrouver le post. Il devait avoir un truc le beau Quentin, un procédé, une indexation peut être, à la hauteur de son savoir naturaliste sur les hommes, naturaliste au sens d’Émile Zola.
Mais je voulais te parler d'autre chose...
Cette après-midi de la semaine dernière que j'ai finie à la Arthur Montignac.