Je venais de finir un roman. Le deuxième maillon d’une série de six dont j’en avais lu quatre dans le désordre ou plutôt un ordre différent de celui de la chronologie de la trame de fond.
Je n’arrivais pas à garder ouvert le livre suivant. Un autre auteur. J’aurais préféré dévorer les deux éléments manquants. Mais il fallait que je passe à la librairie.
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mardi 9 octobre 2018
lundi 1 octobre 2018
Cher Basile
Je t’écris ici. À quoi bon t’envoyer cette lettre. Ce serait sans doute retourner un couteau dans une plaie réciproque.
J’aurais aimé des garçons sans rien pouvoir leur donner en retour. Ou si peu. Du moins pas ce qu’ils étaient en droit d’attendre.
J’aurais aimé des garçons sans rien pouvoir leur donner en retour. Ou si peu. Du moins pas ce qu’ils étaient en droit d’attendre.
samedi 21 juillet 2018
Préludes
Avec Basile, l’aventure avait commencée trois semaines auparavant. Son profil m'avait accroché plusieurs fois. Il était illustré simplement par quelques photos de parties du visage. Le menton était séduisant. Un soir, son visage, très beau, apparaissait en entier. Je lui parlai. Il répondit. Je regrette de n'avoir pas conservé le dialogue. J'en ai gardé de plus récents mais pas celui-ci. Des résonances immédiates. Des points communs. Nous avons parlé plusieurs fois ainsi longuement. J'aime ces démarrages où il n'est pas question de sexe. Il avait un style très littéraire et précieux, un langage très châtié, au vocabulaire parfois désuet, et tantôt un parler spécifique, par ses caractéristiques géographiques, qui m'était inconnu, tout en relevant du même fond vernaculaire que le mien. Tout cela sur fond de rivalité citadine immémoriale que nous traitions au second degré comme peuvent s'amuser deux personnes de Nantes et Rennes, Nancy et Metz, Aix et Marseille, Toulouse et Bordeaux, Clochemerle et Trifouilly-les-oies...
vendredi 1 juin 2018
Endurances
J’ai ouvert un œil et j’ai vu ta semence jaillir.
Tu jouis ! Ai-je dit. Excuse-moi j’ai fermé les yeux.
Oui tu étais bien parti, me raillas-tu.
J’étais collé contre ton flanc. Je suis sorti de ma torpeur.
On avait joué un moment. À celui qui tiendrait le plus longtemps. Je voulais être le denier ou au moins exploser en même temps. Mais impossible. De toute façon, il n’était pas question que je jouisse avant toi. Tout était sous ton contrôle.
Tu jouis ! Ai-je dit. Excuse-moi j’ai fermé les yeux.
Oui tu étais bien parti, me raillas-tu.
J’étais collé contre ton flanc. Je suis sorti de ma torpeur.
On avait joué un moment. À celui qui tiendrait le plus longtemps. Je voulais être le denier ou au moins exploser en même temps. Mais impossible. De toute façon, il n’était pas question que je jouisse avant toi. Tout était sous ton contrôle.
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