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samedi 6 novembre 2021

Hibernatus

Elle est arrivée cette semaine et j’ai déjà foulé du pied son blanc manteau. J’aimerai qu’elle tienne longtemps et qu’elle descende sur les plaines. Mais ce n’est pas dans l’air du temps. Avec elle ce froid qui me met en demi-hibernation. Je mobilise trop de ressources pour me réchauffer, il me faut dormir plus longtemps. Je m’habille plus chaudement aussi.

dimanche 10 mai 2020

Ne me parle plus de sport-co !

"Plus je lis de choses négatives sur les profs, plus je me rappelle ce que je leur dois." Matoo commence ainsi un billet de sa belle écriture, qui m'a nécessairement touché comme je leur dois autant que lui. Tandis que je lisais, je pensais à elles et à eux, dont je me souviens de quasi tous les noms encore. Pour pallier tout oubli cependant, j'ai consigné un jour tous ces patronymes sur une feuille à petits carreaux de grand format. Je la retrouverai le jour du grand rangement, sans doute pas très loin de ma boîte à dents de lait. En passant, je pense devoir aussi en parallèle à mes parents une éducation respectueuse des enseignants, sans aveuglement non plus, mais ils m'ont fait passer une forme de reconnaissance a priori envers ceux non pas qui te font sortir du lot mais participent à ta construction. Une vision de l’École qui me semble souvent oubliée. Maintenant que je connais notre histoire familiale à travers de nombreux siècles, je sais pourquoi ils n'attendaient pas de l'École des choses incommensurables mais seulement la connaissance élémentaire pour rester libres, sans forcément le conceptualiser.

mercredi 1 mai 2019

Glanes #37 débat et déo

Après la manu-conférence, je n'ai pas regretté d'avoir séché le grand débat. Tout ça pour ça. J'étais quand même allé à un débat local. Deux heures. Une série de monologues. Les participants lisaient leur texte à tour de rôle. Il n'y avait pas d'échange. Juste un cahier de doléance vivant dans une salle des fêtes. Ça ne transpirait pas le vivre ensemble. Je suis parti avant la fin. Si j'avais été plus cohérent avec moi-même, je me serais levé pour dire que ce n'était pas un débat. Ou crier "et un raton-laveur !". J'avais préféré m'éclipser lâchement.

vendredi 22 juin 2018

Glanes #32 ma tête et mes jambes

Je ne suis pas toujours gai mais cela ne dure jamais longtemps. La construction de la phrase n'est pas terrible mais on se comprend.
J'ai mal au système, le temps aléatoire m'y tape dessus par ses variations de pression atmosphérique à faire déprimer les vieux, même si je n'ai pas tout à fait l'âge.

vendredi 6 février 2015

Je partais pour un festival

Je devais passer deux jours dans ma ville préférée. Comme d'habitude j'avais essayé de préparer mon séjour afin de ménager un de ces instants secrets qui me comblent. Mais j'ai beau avoir pas mal de contacts, la disponibilité des uns, les hésitations des autres et les changements de programmes d'autres encore, sont autant de facteurs qui te ramènent parfois à une soirée tristounette dans une chambre d'hôtel passable. Mais là ça se bousculait.