mardi 23 mars 2021

Viens dans mes draps

Je ne comprends toujours pas cette désaffection pour les lits et les draps de nos grands-mères. J’avoue que le format 120 me convient assez plutôt que de se perdre dans un 160 voire un 180. Quant au 140 longtemps grand classique des années glorieuses,  je le trouve finalement assez bâtard, à peine assez riche pour s’étaler et pas suffisant pour des joutes enlevées. J’en reviens au 120 dont j’aime qu’il me mène en bateau petit-bourgeois Louis-Philippe campagnard, aux veinures de merisier.

mardi 16 mars 2021

Neige


Un contact maritime s’inquiétait que la neige puisse encore redescendre vers chez moi.

samedi 13 mars 2021

Les petits bisous plus dans le coup

En s’installant chez eux, sa belle-mère avait tenu à amener quelques objets personnels dont certains avaient rejoint le salon et accompagnaient son quotidien et le leur par la même occasion. Ils regardaient Quotidien et l’interview de deuxième heure quand un grand bruit se fit entendre derrière eux.

mardi 9 mars 2021

La gêne et le plaisir

Mes idées de billets s’envolent presqu’aussi vite que j’y ai pensé. Pensées ? Non, c’est un complément d’objet indirect. J’ai de plus en plus de troubles de la grammaire. Cela devient inquiétant. Je croyais que c’était comme le vélo ou la nage. Qu’on n’oublie jamais.

vendredi 26 février 2021

Du cinéma d’époque et autres considérations (à Matoo)

J'allais commenter un billet de Matoo. Mon commentaire était si long, je risquais de le truffer de fautes de frappe, le sujet m'a si souvent posé questions et j'ai si peu publié dans mon mois en creux de février que j'en fait plutôt un billet en écho. Toute ma vie, j'aurais rêvé d'être prof d'histoire et il m'en résulte une attachement très fort à ce que l'on appelle souvent la "vérité historique", que je préfère mettre entre guillemets, car comme chacun ne sait pas, en particulier une bonne part de nos élites politiques qui ne lisent plus depuis longtemps, le recensement permanent des faits historiques et leur analyse ouvre régulièrement de nouvelles perspectives sur le passé.

De l’importance ou pas de la reconstitution des époques mais aussi de celle d’avoir des comédiens les plus proches possibles de leurs rôles. Matoo titre son billet selon ce procédé suranné qui indique très clairement ce dont on va parler. C'est ici.

samedi 20 février 2021

Leurs visages


Je m’endors moins facilement depuis quelque temps, je dors moins longtemps aussi. Les soucis. J’essaie de vider mon cerveau. 

Alors je fixe un point. Je me concentre dessus. Ce point c’est leur visage.

Je choisis souvent Mateo. La dernière fois chez lui. Il est sur le canapé. La tête légèrement en arrière, appuyée sur le dossier. Son teint bronzé, son sourire resplendissant.

Parfois c’est Maurice. La première fois, sur le rivage méditerranéen, le soleil donne une belle lumière sur sa peau. On se regarde.

C’est toujours un instant de l’avant que tout bascule, que les lèvres se rapprochent. Un peu plus tard on se dénudera et on fera l’amour.

C’est plutôt à eux deux que je pense. Le temps fige les expressions. Maurice, je sais où le retrouver en ligne, voit son corps danser, exprimer ce sourire. J’y vais rarement cependant. Mateo devient plus flou ces jours-ci. Comme les traits s’effacent mais surtout les expressions ! Si je savais dessiner saurais je restituer les traits de tous ces garçons que j’ai serrés dans mes bras ?

J’ai tourné des pages sur l’histoire des gisants de Fontevraud, je garde un souvenir ému de mon passage dans la nef-nécropole. Je fus plus touché qu’à Saint-Denis, ou à Westminster, par ce témoignage d’une époque où quelques querelles de famille allaient déterminer notre présent. Ces trois visages figés dans la pierre, l’un dans le bois, et les deux autres qui ne sont plus, dont un qui me touche particulièrement.

Et Aliénor qui n’est désormais pour beaucoup qu’une autoroute du sud-ouest de la France. Un des derniers avatars du roman national.

Finalement peu de gens savent d’où ils viennent, leur champ de vue se limite à quelques décennies, le reste n’est qu’images d’Epinal, contresens et contrevérités. Un peu plus de recul apaiserait bien des tensions mais il semble que n’aimions rien tant que batailler.

Je reviens aux visages de ces beaux garçons qui m’apaisent, leur souvenir m’émeut mais sans tristesse tant je suis heureux de les avoir connus et de garder d’eux de quoi rêver pour le reste de ma vie.

 

dimanche 31 janvier 2021

Glanes #47 toutes choses égales...

(c) DR
Je me souviens encore de la première fois où j'ai entendu l'expression "toutes choses étant égales par ailleurs" (ceteris paribus [sic stantibus]), j'étais dans un cours sur un thème qui s’appuyait sur des considérations écologiques. S'il y a une discipline où les choses sont rarement égales par ailleurs, c'est bien l'écologie scientifique. J'écris "j'étais" plutôt que "j'assistais" car il s'agissait d'une présence à mon corps défendant. Rarement je ne connus de professeure aussi ennuyeuse. Je siégeais au fond de la salle, où je m'endormis le lendemain d'une grosse fête étudiante ; nous avions des comportements de collégiens mais nous étions à cet âge où l'on manque cruellement d'indulgence. Pour autant nous nagions dans l'incertitude comme cette professeure dans les approximations qu'elle tentait de minimiser en permanence, et ceteris paribus par ci et par là à tout bout de champ d'expérience.

dimanche 24 janvier 2021

samedi 23 janvier 2021

Sous les radars

C’est une structure amie avec de bonnes copines. Elles ont le chic pour recruter des gars canons assez typés. Mais le dernier, je ne l’ai pas vu venir à la première réunion où il nous a rejoints. C’est plus tard dans la nuit quand je naviguais sur un site que je l’ai retrouvé. Il avait mis sa photo. Je n’ai pas trop trainé. À la plage en plein hiver dans un lieu déserté, il n’y avait pas foule et je reste fidèle au principe de ne pas mélanger les vies.

dimanche 3 janvier 2021

Oublier 2020 ?

On pourra faire ce que l'on voudra, il sera impossible d'oublier 2020, cette année qui finit par une conjonction entre Jupiter et Saturne. La Grande conjonction se produit bien plus souvent que ce que l'on veut bien dire. J'avoue être assez fasciné en écrivant ce billet, et en procédant à quelque recherche, de me rendre compte que l'un des dates importantes de ma vie est placée sous une Grande conjonction double. Ça m'émeut d'autant que je ne crois pas bien aux étoiles. Il faudra que je regarde de plus près. Je range cet objet étonnant dans un de mes tiroirs à secrets.