Un déplacement qui dérape. Tu te retrouves sur un péage d’autoroute à tendre le bras. Depuis combien je n’avais pas non pas fait ça mais attendu aussi longtemps ? En deux heures, à l’entrée d’une grande ville chef-lieu de département, tu vois passer des milliers de véhicules. Tu imagines des profils à la tête du carrosse et du cocher. Que les voitures sont devenues grosses ! Énormes même. Quel est ce besoin ? Imagine des caisses d’il y a 30 ans avec la technologie d’aujourd’hui ! On ne consommerait pas grand chose. Est-ce que nos culs ont tant grossi qu’il faille autant de place ?
dimanche 17 novembre 2019
lundi 4 novembre 2019
J’ai testé les bains-douches
J’ai fait ça souvent à une époque où je vivais ailleurs avec un sommeil de plomb. J’arrivais à destination, je passais par les douches de la gare, je me refaisais une beauté et j’étais frais pour enchaîner les réunions. Une expression curieuse, ce sont les réunions qui nous enchaînent.
samedi 19 octobre 2019
Good trip
J'avais une entrée gratuite à l'Impact. Elle me restait de ce soir d'inondation où je m'étais reporté sur le Sun city. En relisant, ces quelques lignes, je me rends bien compte à quel point on oublie les détails. Depuis que j'écris, j'ai un autre regard sur les mémoires des auteurs. Que reste-t-il vraiment quand on n'a pas pris de notes ? Je me souviens de quelques textes d'un proche qui décrivait des temps que nous avions vécus ensemble, que de différences de perception !
J'étais donc revenu à l'Impact.
J'étais donc revenu à l'Impact.
dimanche 6 octobre 2019
La phrase qui me tua
Une fin d'après-midi d'automne. L'orée d'une de ces grandes forêts comme il en reste à la périphérie de quelques métropoles. Un de ces endroits où les citadins viennent se dégourdir les jambes après un repas de famille en faisant quelques pas qui ne les éloigneront guère du parking. Une époque où on ne plaint pas le carburant, où l'on peut encore conduire un peu éméché.
La lumière est encore vive sur les arbres aux feuilles marcescentes. La petite fille avance d'un pas encore mal assuré sous nos yeux ravis. Cette petite fille qui me fait sortir peu à peu de ma propre enfance. Étais-je l'enfant qui ne voulais pas grandir comme on me le suggéra plus tard ?
La lumière est encore vive sur les arbres aux feuilles marcescentes. La petite fille avance d'un pas encore mal assuré sous nos yeux ravis. Cette petite fille qui me fait sortir peu à peu de ma propre enfance. Étais-je l'enfant qui ne voulais pas grandir comme on me le suggéra plus tard ?
jeudi 3 octobre 2019
Il est encore plus grand mort que vivant
dimanche 22 septembre 2019
Cette fois où tout aurait pu basculer
Mon copain Taylor était passé. On devait avoir 17 ans, 18 peut-être. C’était un coureur. Il enchaînait les conquêtes depuis ses 15 ans. Pour se déniaiser, il était allé voir une prostituée dans le quartier chaud près de la gare. Il nous avait raconté ça lors d’une soirée entre potes. Sans détails, juste pour nous dire comme il voyait les choses. Comme nous étions coincés ou idéalistes ! Il y avait Dilou qui se réservait pour le mariage, Émile qui lorsqu’il se décoinça racontait facilement ses frasques et Jo plus discret et pudique. Moi j’étais l’un des puceaux de la bande, je m’offusquais facilement, par protection.
samedi 21 septembre 2019
Fanny Ardant et moi
Elle était jeudi soir à l’heure bleue. Je n’ai pas sa photo dans ma bibliothèque. Fanny Ardant me parle de l’intérieur. J’aime sa voix. Son rythme. Une sorte d’affectation, naturelle je crois, mais théâtrale peut-être, sans doute. Fanny Ardant n’hésite pas, jamais de ponctuation hésitante sonore. Elle prend juste son temps dans une diction légèrement hachée de pauses légères où le temps suspens à peine son vol. On attend le souffle suivant. Fanny Ardant ou l’art de la respiration.
jeudi 19 septembre 2019
J’ai tout perdu...
Et quand je vois cette aisance et cette liberté que ça me procure, quand je vois ce regard ému qu’il avait et quand il m’a dit c’est vrai qu’on pourrait facilement tomber amoureux de toi...
Je venais de lui raconter l’histoire de Hans qui alla trop loin avec moi. Hans le jaloux qui tentait de régenter mes nuits parisiennes.
mercredi 11 septembre 2019
De la mort qui n’est pas une autre naissance
J’ai toujours pensé à la mort. Depuis très longtemps en tout cas. J’ai un vague souvenir de la mamé dans son futur lit de mort. Une image de petite vieille qui m’est revenue bien plus tard, en me rappelant le petit fauteuil rouge * que j’avais toujours vu chez la reine mère et que mon père recouvrit de vert. J’avais quatre quand elle disparut.
mardi 10 septembre 2019
Je reviens
Un long silence. Regarder passer le temps. Lire et ne pas écrire.
Je reprends des lignes arrêtées.
Je trouve cette note du 18 février 2019.
Je reprends des lignes arrêtées.
Je trouve cette note du 18 février 2019.
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