dimanche 27 décembre 2015

Mon plus beau cadeau de noël

Je ne voulais pas passer la nuit seul dans la maison triste. J'avais bien quelques contacts mais si peu fiables qu'ils avaient disparus et me laissaient sans réponse. Comme un désespéré, j'avais tendu quelques perches de ci de là. Je venais de rentrer d'une soirée en famille. Une dernière fois, je regardais mes messages avant de filer au lit. Il était connecté.
En fin d'après-midi, je lui avais simplement envoyé l’émoticône "ai-je une chance ?". Son portrait m'avait attiré, son profil n'était guère renseigné, mais l'aventure, c'est l'aventure n'est-ce pas ? J'ai osé un message bref. Il a réagi aussitôt. Cinq minutes plus tard, il m'invitait à le rejoindre, voire à passer la nuit avec lui si plus d'affinités.
Le temps de me rafraichir un peu et je filais dans la nuit. Quarante minutes de route dans un semi-brouillard, à me concentrer pour éviter les radars. Je retrouvais une route que je connaissais bien pour l'avoir souvent suivie dans mon enfance. Nous allions régulièrement voir des amis dans ce gros bourg près de la rivière. Une partie du trajet est en surplomb, je devinais les remous entre les blocs. En d'autres saisons, je serais allé me baigner. A l'arrivée, je ne reconnaissais rien, la série interminable de rond-points a même perdu mon gps. J'erre dans une zone d'activité avant de retrouver le chemin. Le gps me conduis à nouveau vers un contresens. J'abandonne la technologie pour me fier à ma boussole interne. J'arrive dans une rue étroite devant son portail. Son téléphone était sur répondeur. Heureusement il était encore éveillé et connecté sur le site. Le portail coulissa et je me garai dans la cour.
Il apparut dans l'embrasure de la porte d'entrée. On se fit la bise. Je l'aimais déjà, oui je sentais qu'il allait se passer quelque chose de fort entre nous. Il me guida jusqu'à l'étage, je retirais mes chaussures avant de glisser sur le parquet. C'était un bel intérieur, un aménagement contemporain dans une maison ancienne, où il devait faire bon vivre. Il me servit un verre de vin que je n'eus pas le temps de finir. Nous discutions déjà comme de vieux amis assis sur le canapé, mon bras passé derrière ses épaules quand nous nous commençâmes à nous chercher du bout des doigts et des lèvres. Très vite nous fûmes sans dessus dessous à demi-effeuillés. Je glissais sur la table basse manquant de renverser le verre.  
On va au lit !
Il m'avait prévenu qu'avant que je ne vienne. Il était partant pour un moment de tendresse, des câlins et des bisous. On est parti sur ce mode. Je le savais passif mais pas en attente pour ce soir-là. Dans un éclairage tamisé, nous avons roulés en calinothérapie. Puis soudain, il s'est retourné et m'a présenté sa croupe dans une vibration délicieuse. Il me regardait de côté avec un sourire et j'ai plongé dans de nouvelles caresses intimes que je ne délivre pas en toutes circonstances. Mais comme je l'avais senti plus tôt, cette soirée devait être fusionnelle. D'emblée, je n'avais eu aucune réserve corporelle. Était-ce un effet phéromonal ? 
Quand je glissais à son oreille, maintenant, tu vas vouloir que je te prenne, il tendit la main vers la table de nuit pour prendre une protection. Par trois fois dans la nuit et au petit matin, nous prîmes ensemble des plaisirs inoubliables.


 

4 commentaires:

  1. C'était une protection rouge bordée de fourrure blanche ?

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    1. Non, elle était en forme de papillote !

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  2. c'est un très beau cadeau de Noel!!! j'en aurais bien aimé de semblables!!et dis donc, la grande forme!! TRois fois dans la nuit, il était plus que bandant, le bel homme!!

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    1. Ah Arthur, il était plus que ça... !

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