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mercredi 3 septembre 2025

Gare ! (suite)

J’ai raconté en mai 2014 cette rencontre avec un gars que je connaissais du boulot. Je mets parfois du temps à raconter mes aventures mais ce devait être ce printemps-là ou l’année précédente, dans une saison où les tondeuses s’activent encore. Je penche pour la fin d’été 2013, car j’écrivais que je ne l’avais pas encore revu, il s’était donc écoulé un peu de temps. Ce souvenir me revient ce matin à la faveur des billets les plus lus de la semaine. Qu’est-il donc devenu ?

mardi 8 juillet 2025

Le mec qui regardait

Ces derniers temps, j'ai eu quelques disponibilités et je suis reparti à la recherche de Patric, rencontré il y a plus de 10 ans déjà. Nous avions vraiment accroché mais connement nous n'avions pas échangé nos numéros de téléphone, faisant confiance à la forte probabilité de se recroiser dans ce petit microcosme qui fréquente les lieux obscurs des environs. Mais voilà, comme les crues centennales, un évènement peut se reproduire en séries rapprochées, ... ou pas. L'homme rond m'avait dit que je pouvais croiser Patric sur le marché d'une bourgade voisine. J'ai essayé un matin de parcourir ce lieu que je ne connaissais pas. Je suis resté bredouille. Sans doute était-il trop tard et aurais-je dû me pointer au lever du jour.

jeudi 7 décembre 2023

Sexe hygiénique

Pendant un repas de famille, j’écoutais un père expliquer comment il parlait de sexe à ses garçons, de contraception et de consentement. À un moment, il a été question de sexe pour l’hygiène et je n’ai pas eu la présence d’esprit de lui demander ce qu’il entendait vraiment par là. Apparemment il opposait faire l’amour et faire du sexe hygiénique. Je pense qu’il voulait dire se vider les couilles. Mais l’expression se vider les couilles fait elle vraiment référence à ça ? J’ai pensé à ce gars que j’ai croisé dans des sanitaires d’aire d’autoroute quelques jours auparavant.

mercredi 27 septembre 2023

Plein soleil

Je ne m’étais pas arrêté depuis longtemps. Ou plutôt, je n’avais pas fait la boucle. J’avais cessé de faire une pause longue à l’époque où j’y rencontrais systématiquement ce gars d’une vallée voisine alors que j’aurais préféré y trouver Patric. Cela devenait un régulier et il voulait que je vienne chez lui. J’avais préféré prendre de la distance puis la crise sanitaire était passée par là et je n'ai plus fait le trajet, les réunions dans la ville où j’aimais aller avaient été transformées en visioconférences. Il y a quelques jours, je suis passé en fin d’après-midi.

lundi 1 juin 2020

La première fois que j'ai utilisé du gel hydroalcoolique

https://desourcesure.info/nancy-il-confond-le-gel-hydroalcoolique-avec-son-lubrifiant-il-se-brule-le-sexe-au-3e-degre/
Un des derniers billet d'André me rappelle un épisode que je n'ai pas raconté. Je l'avais juste évoqué ici. A cette époque, je m'arrêtais souvent sur cette aire d'autoroute.  Cette nuit-là, à minuit passé, je rentrais de très loin. Ces deux jours avaient été éprouvants. Des réunions fatigantes en plusieurs langues, il me fallait soutenir mon attention en permanence. Plus cette crise que je savais gérer mais qui avait failli me conduire aux urgences. J'avais dû signer une décharge pour éviter cela. Une situation quand même assez cocasse que de se retrouver allongé sur la moquette dans l'antichambre d'un cabinet ministériel.
Une pause allait me faire du bien.

dimanche 26 mai 2019

Glanes #39 gaffe aux queues

Je parlais des cerises dans mon dernier billet. J'ai oublié de mentionner deux choses essentielles, mais évidentes quand on a la culture de la cerise dans le sang. La cerise se mange la plus fraiche possible, et donc de préférence dans l'arbre. Mais tous le monde n'a pas un cerisier à disposition. Dans ce cas, il faut absolument cueillir la cerise avec la queue, sans laquelle elle ne se conserve pas et perd très vite sa tenue et ses qualités gustatives. On ne tire donc pas sur la baie pour cueillir mais sur la queue, tout simplement. Ensuite quand on mangera plus tard la cerise, l'on mettra les queues à sécher pour en faire des tisanes particulièrement diurétiques, excellentes pour l'élimination rénale. La queue pourra ensuite partir au compost.

dimanche 18 novembre 2018

La vie en jaune

Je devais traverser une partie de ma belle campagne. Cent cinquante kilomètres d'autoroutes et de route dites à grande circulation. Il n'y avait pas un rat mort. C'était samedi certes mais "les gens" avaient pris peur. A l'entrée de l'autoroute, personne. Plusieurs fois des croisé des gilets jaunes échoués sur le terre-plein central. Informes. Retenus par les pieds de la barrière de sécurité, sinon le vent les auraient emportés bien plus loin. J'ai roulé un peu trop vite.  J'avais peur d'être en retard en cas de barrage en dur. Ma conscience écologique m'a un peu tiraillé mais je roulais pour une bonne cause. Sinon, tu comprends bien que je ne serais pas parti un jour pareil. A la sortie de l'autoroute, une haie d'honneur pour me guider vers le seul portique ouvert, barrière dressé. Waze m'avait annoncé "péage gratuit". Un véhicule de gendarmes surveillait la bonne tenue des opérations. Des femmes et des hommes debout le long des cônes de Lübeck, d'autres assis sur le péage. Des sourires. J'ai répondu à leur salut. Un peu plus loin, à un grand carrefour, un vrai barrage filtrant. En vrai, c'était surtout les locaux qui s'arrêtaient discuter avec leurs potes manifestants. Ça devenait long mais un véhicule de pompier sirène hurlante nous a débloqué. A la sortie de l'agglomération, j'ai pris un stoppeur. J'ai reconnu tout de suite un décroissant. Non pas aux cheveux longs, mais à l'odeur. Moi aussi je suis partant pour stopper la croissance, mais je vais avoir du mal s'il faut réduire le nombre de douches. Il était en colère. C'était un peu confus. Il en avait après Macron et aussi les Gilets jaunes. Pourquoi étaient-ils réellement sur la route ? Là, maintenant. Il était troublé aussi. Moi qui n'avait pas de gilet jaune sur le tableau de bord en signe de solidarité, je m'étais arrêté pour le prendre en stop. Aucun des solidaires ne s'était arrêté. C'est parti sur la politique, nos choix et non-choix. Notre part de liberté, de quoi était-on prisonnier. Par exemple, dans quelle mesure l'est-on des choix des gouvernements des années 60-70 avalisés par nos parents (le tout-voiture-individuelle et le modèle de développement associé) ou libres encore de tout envoyer péter individuellement sans passer par reconstruire collectivement un truc cohérent ? Je restais assez prudent, je le trouvais un peu inflammable et en vingt kilomètres, on n'a pas le temps de faire thèse-antithèse-synthèse, tu sais le modèle français en trois points, à la fin de l'envoi je touche. Et puis il revenait sur le fait que je me sois arrêté. Il n'osait pas dire, que j'étais peut-être trop lisse, modéré, bien propre sur moi. Marrant. Je ne lui ai pas dit que si j'avais gardé les chevaux aussi épais que lui, ils seraient aussi longs que les siens. A la fin ça a viré complotiste, ceux qui dominent le monde, les industriels et financiers, voudraient réduire la taille de la population planétaire 500.000 millions d'individus. Pas plus. Il était étonné que je ne sache pas de quoi il parlait. J'ai réalisé plus tard.
Nouveau barrage. Ceux-ci, ils voulaient que j'exprime ma solidarité en posant mon gilet jaune sur le tableau de bord. Je ne savais pas où il était. Ils ont fini par me le trouver, dégoulinant de la poche-viche-poche à l'arrière du siège passager. Je l'ai fait. Je n'étais pas très solidaire, plutôt compatissant. Mon point de vue est que la hausse du prix des carburants fossiles est inéluctable. Les Verts la préconisent depuis très longtemps d'ailleurs. Déjà Dominique Voynet dans la gauche plurielle de Jospin. Mais tout ça se prépare et les gouvernants s'y prennent comme des manches. Quant aux individus et la liberté de rouler... Pour une fois j'étais d'accord avec Chevènement, le matin même sur Inter. Ne pas confondre individus et citoyens.
Ils ont été sympas mes Gilets jaunes, ils m'ont conseillé comment éviter les barrages suivants. Je savais le faire, mais c'était vraiment cool de leur part. Devant, un individu automobiliste s'est impatienté et a démarré trop vite, déstabilisant une moto citoyenne qui s'était arrêtée trop près. J'ai lâché mon individu décroissant, se confondant en remerciements bouleversés, un peu plus loin.
Quelques décamètres plus tard, j'ai chargé un randonneur à gros sacs qui rentrait d'un périple touristique. Il avait voulu voir Vesoul tout seul. Il avait aimé, le paysage prodigieux depuis les anciens remparts l'avait subjugué. Nous vivons dans un pays magnifique.  On a parlé de ça. Il n'y avait plus de Gilets jaunes.
J'ai fait mon job dans un cénacle de (dé)croissants verts. Le véganisme rodait dans les travées. Ça va être difficile de trouver un modèle partagé.
Au retour, la voie était libre. J'ai fait un arrêt sur l'aire où j'espère toujours revoir Patric. On m'a suivi dans la grande boucle. J'ai stationné un moment mais je ne suis pas sorti. J'ai repris l'autoroute. Au péage, dans la nuit, soudain les derniers Gilets jaunes sont apparus et m'ont fait signe. L'un deux avait une pile de tickets dans la main. La barrière était ouverte. Il récupérait les tickets en fait, on pouvait passer sans payer. Apparemment Vinci soutenait la manifestation. Je n'ai pas tout compris. Mais je n'avais pas de carton gris, je voyage en télépéage. Il était tard, j'allais avaler un bol de soupe avant de m’effondrer pour une nuit sans rêve.

jeudi 14 juin 2018

A croire qu'il n'y a que ma baise...

Romain Duris et Raphaël Personnaz
... qui t'intéresse.

C'est la deuxième fois que je tente un sondage, hier. La première fois, c'était il y a plus deux ans, j'avais fait un vrai bide. Je n'ai même pas donné le résultat, tu peux aller voir, peut-être que ça me décidera à en reparler...
Ce coup-ci, c'est un peu mieux mais quand même... un peu moins de 10 % des lecteurs du billet a renseigné le sondage qui consiste en une seule question. Et je soupçonne l'un d'entre eux à avoir joué deux fois, avec son pseudo et avec son vrai prénom. Oui, Romain, tu es démasqué...
Et 40 % des joueurs sont restés anonymes, ne laissant même pas un pseudo.
Bon, je te laisse jusqu'à dimanche soir pour participer, avant que je ne donne le résultat.
Je constate d'ores et déjà cependant que nous avons à peu près les mes goûts.
Tu me suis ?

mardi 25 juillet 2017

A la tombée du jour

Il avait encore plu toute la journée. Les températures étaient restées très basses pour le mois de juillet. Quand j'ai pu m'échapper du bureau, le ciel était bas. Je me suis demandé si je n'allais pas annuler. Il me restait moins d'une heure pour décider, ensuite il prendrait la route pour me rejoindre dans ce coin de verdure qui allait être très humide et froid. En roulant vers la plaine j'ai vu les nuages se dissiper légèrement et laisser apparaitre des parçans de ciel bleu.

mardi 14 février 2017

Je devais prendre le train

Rien ne se passe souvent comme je l'avais prévu. On pensera à un lieu commun. Pourtant nombre de vies sont bien réglées et laissent peu de place au hasard. Moi, j'ai beau planifier et essayer d'organiser, la part d'aléas reste exceptionnellement élevée dans ma vie. Tiens par exemple ce dernier jour où je devais prendre le train pour partir en réunion dans cette ville que j'aime tant.

samedi 30 avril 2016

Je n'étais pas prêt à donner de ma personne (2)

Salim avait effleuré l'idée d'aller chez lui, en ajoutant que ça faisait un peu loin. En effet, j'avais déjà fait 20 km, 45 de plus, puis le retour. Nous n'avons pas insisté. A tort je pense. La nuit aurait été belle, je serais rentré au petit matin.

mardi 26 avril 2016

Je n'étais pas prêt à donner de ma personne (1)

J'avais passé quelques jours seul. Les journées intenses s'enchainaient. J'avais beau essayer de rentrer pas trop tard pour passer un peu de temps à bricoler ou jardiner, je revenais toujours vers 20 heures, épuisé. Je passais mes soirées à bouquiner et à tchatter avant de m’effondrer pour une nuit complète, parfois interrompue par quelque aboiement. J'espérais trouver un gars pour passer la soirée du vendredi mais ceux avec lesquels je me sentais des affinités finissaient aux abonnés absents, n'étaient pas disponibles ou avaient trop la flemme de se préparer à recevoir. Je n'avais pas envisagé la préparation d'un passif si fastidieuse, je crois qu'il me reste beaucoup à apprendre...

jeudi 15 octobre 2015

Ce garçon que le hasard mettait sur ma route

Je roulais vers l'Espagne. J'avais peu de temps pour manger si je voulais arriver à temps à cette réunion. Je m'étais arrêté brièvement pour acheter un entre-pain. A l'entrée du bâtiment, un jeune homme m'interpelle avec timidité. Au début, je ne comprends pas bien son français maladroit. Il a une voix très douce. Il cherche une voiture pour l'emmener plus loin. C'est un autostoppeur mais il préfère aborder directement les gens plutôt que de tendre le bras.

lundi 21 septembre 2015

Que m’vau te contar las darrèras escapadas…


route autoroute nuit phareJe vais te raconter mes dernières escapades... J'avais repris le travail et ces navettes qui me ramènent régulièrement à la grande ville qui décide de nos vies. Au retour, je ne pouvais m'empêcher de m'arrêter sur ces deux aires où se croisent les garçons. Le premier arrêt est une visite de curiosité, je dirai presque de courtoisie. Je n'en espère pas grand chose. En général, je fais le point sur mes courriels de la journée. Je rédige quelques réponses urgentes en observant le ballet. Pour le deuxième, je garde encore l'espoir d'y retrouver Patric, jamais revu depuis trois ans.

lundi 20 juillet 2015

Glanes #15 épouvanté

J'écoutais la fin de l'émission de Zoé Varier, d'ici et d'ailleurs, sur Inter bien sûr, j'avais aimé l'entretien avec Rui Wang, de Wenzhou à Belleville. Tous les soirs de l’été à partir de 20h, Zoé nous fait entendre des récits d’ici et d’ailleurs, des histoires de femmes et d’hommes, peut-être celles de nos parents, grands-parents, amis, étrangers, immigrés, exilés venus vivre en France. C'est superbe, tendre, émouvant, vrai et salutaire en ces temps de repli.

samedi 13 juin 2015

3 ans aussi, après que l'homme rond soit parti

L'homme rond a ajouté amusez-vous bien !
Il est parti. Minuit passé.
La nuit était assez claire, nous avons bien distingués nos visages et il n'y eu aucune équivoque. Nous étions déjà très proche, il a suffit d'un mouvement imperceptible pour nous étreindre. Il ne savait pas embrasser.

jeudi 4 juin 2015

3 ans aussi...

Ce n'est pas faute d'être revenu sur cette aire devenue si familière. Nous ne nous sommes jamais retrouvés. Que n'avons nous échangé aussi nos numéros de téléphone ?

samedi 18 octobre 2014

Chant d'été

J'avais commencé par branler un mec sur la première aire. Je devinais son visage dur et anguleux dans la nuit. De temps à autre la lueur des phares éclairait son sexe. Il gardait les mains dans les poches et ne m'a pas touché.

mardi 7 octobre 2014

Performance

Je rentrais de loin. J'avais laissé mon passager aux portes de la ville. L'un des derniers post de Quentin m'avait un peu chauffé la libido. J'étais aussi resté un peu sur ma fin d'un rendez-vous raté. Non pas l'attente de Will, mais une autre expérience de débarquement chez un inconnu en août dernier.

samedi 14 juin 2014

Pour en finir avec ce corps

J'avais publié enfin ce texte écrit depuis des mois. Il m'est toujours difficile de me dévoiler ainsi même sous x. C'est plus simple de raconter une aventure. Tout ce qui touche à mon corps est un sujet délicat.