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samedi 17 juin 2017

Renaissance

Luca Signorelli (1450-1523), la résurrection de la chair, Orvieto, Duomo, Cappella di San Brizio
J'avais été puissamment contrarié par un épisode de vie quotidienne. Je ne comprenais pas cette incompréhension avec ma tête brune, l'incapacité que nous avions parfois à communiquer simplement alors que nous étions fait du même bois. Je ne supportais pas non plus la façon dont la femme de ma vie me paraissait abuser de la situation, sans doute inconsciemment, pour me renvoyer des ondes dont je ne recevais que l'influx négatif. Ma parole s'est soudain envolée, je conduisais mécaniquement, le regard fixe et dur. Je n'avais plus qu'un envie, rentrer chez moi et disparaitre. Mais il allait me falloir passer la soirée avec une amie, affronter une foule et entrer dans un spectacle qui désormais n'avait plus aucun intérêt. J'étais pris par un sentiment de vie brisée qui me renvoyait à l'inutilité totale.

mercredi 29 juillet 2015

L'histoire de Maurice. 5, foudre

Un lecteur-ami me suggère que Maurice est l'amour de ma vie. Je me suis souvent posé la question. Je n'en suis pas certain. Ce qui m'a marqué fut le côté foudroyant, les évidences jusqu'à la manière de se toucher et de se respirer. D'accepter mutuellement nos corps dans les moindres détails, une chose qui n'est pas si simple. Je n'avais jamais connu ce type de révélation. La plupart de mes relations amoureuses avait été si ce n'est plus réfléchies du moins plus construites par une connaissance progressive.

lundi 30 mars 2015

Il m'a proposé de rester pour la nuit, prélude

Noonday Heat (Henry Scott Tuke,1902)
J'avais oublié que j'avais écris ces quelques mots en volant vers Matthieu. Je les retrouve en nettoyant les notes de mon téléphone.
Dans l'avion un enfant hurlait.

vendredi 25 juillet 2014

Et il a suffi d'un rien

J'avais écrit une dizaine de lignes, commenté deux posts, et puis la femme de ma vie avait souri ce petit matin, on avait échangé des mots simples, il faut dire que la tête brune allait mieux et comme la vie tourne à son rythme, devant le miroir, je ressemblais à nouveau à quelque chose, j'avais même dominé mes cheveux en une coiffure acceptable.

mercredi 19 février 2014

J'avais les yeux ouverts

Je regarde ce qui nous reste quand le temps est passé. J'ai parfois souffert de ma mémoire trop grande et trop précise. Se souvenir est une peine quand on se souvient trop.