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jeudi 1 janvier 2026

Etrange début d'année


A quelques heures du bout d'an, j'ai été touché par des mots que j'ai perçus comme d'une violence inouïe. Depuis, ils résonnent en boucle. Dès que je me pose pour un temps de divagation des pensées, de repos ou de sommeil, cette histoire m'envahit complètement, à m'empêcher de m'endormir ou à me réveiller couvert de sueur. J'ai peu dormi depuis 48 h. Quelques prises inappropriées de café n'ont rien arrangé.

dimanche 12 octobre 2025

Déchiré, Iwak 2025 #12

Déchiré m'évoque ces feuilles coupées en deux, voire plus, après une tentative ratée d'écriture, un mot désuet pour celui qui n'écrit plus que sur un traitement de texte. Coupé en deux, les déchirures qui m'ont le plus marqué sont les personnelles, les familiales ou amicales.

samedi 28 décembre 2024

L’être cher

Je n’ai jamais été confronté à la découverte de la mort. Celle du corps d’un proche ou de qui que ce soit. J’ai vu partir sous mes yeux une personne, mais nous étions en groupe, préparé à l’épreuve. J’ai dû porter la nouvelle à plusieurs reprises mais toujours vers des adultes et dans un contexte d’attente de la nouvelle. Une seule fois, j’ai porté la nouvelle à un enfant, je m’étais proposé pour le faire sans aucune conscience de ce que serait une telle épreuve pour moi-même.

dimanche 10 novembre 2024

Les braves gens

Il est des moments dont on se souviendra toute sa vie quand les concours de circonstances viennent se choquer. Je me souviens parfaitement de l'endroit précis où j'étais lorsque l'information de l'attaque sur les twin towers arriva sur les ondes. Pour cette nouvelle catastrophe étasunienne et mondiale, j’étais dans une salle de conférence à écouter une intervention qui avait à voir avec notre avenir commun alors que Trump était à 4 grands électeurs de la majorité et que le vote populaire lui paraissait également acquis. La salle restait calme et sereine, je me demandais si les autres savaient déjà. Je n’arrivais plus à me concentrer malgré l’heure matinale. C’était plié pour la planète. On pouvait bien discuter. Mon naturel optimisme était sidéré devant la déferlante des incidences géopolitiques, écologiques et sociales qui nous attendaient. La force obscure allait étendre son voile.

mercredi 9 octobre 2024

Vivre au soleil, Iwak 2024 #9

https://gusandco.net/2023/04/16/prehistoire-jeux-selection/
71 billets, celui-ci compris, avec l’occurrence soleil. Vivre au soleil, mourir au soleil, je ne pourrais faire autrement. C'est ce qui a fait sans doute, historiquement parlant, les humeurs tristes des francs eu égard à celles plus lumineuses et joviales des méridionaux occitans. Mais souvent les vainqueurs sont tristes tant ils sont concentrés sur leur ruminations pendant que nous nous amusons. Toujours le soleil me ramène à Maurice, j'en parlais encore sur le mot doré d'Iwak 2023, de manière évasive. Hier soir encore, comme souvent au moment de m'endormir, je me fixais sur son visage le jour de notre rencontre, inondé de cette lumière solaire, qui aujourd'hui, tel que le l'écrivais donc, n'apparait plus, même dans mes pensées.

dimanche 25 février 2024

Le colosse de la Défense

Je n’étais jamais allé dans ce coin de la Défense. Je devais participer une réunion dans la tour d’un grand groupe qui déploie beaucoup d’énergie. Une réunion bilatérale où je devais représenter l'interlocuteur externe face à une équipe de direction, je n'ose dire un staff. J'avais préparé la réunion à distance avec l'assistant du grand chef et j'avais été quelque peu troublé par sa prévenance extrême. En arrivant sur le parvis, je suis tombé sur le géant, la statue d'Icare du sculpteur Igor Mitoraj. On l'appelle aussi le Colosse.

mardi 8 février 2022

Quand la vie était à venir

Est-ce à l’occasion d’un rêve ou bien une association d’idée ou un simple flash. L’image de Jean-Lude m’est soudain revenue. Sa tête bouclée, toujours souriante. Des traits fins. Des fossettes si je me souviens bien. Ils étaient deux redoublants dans cette classe de seconde. Plus ou moins potes par raison. Leurs bons copains n’avaient pas repiqué. Ils étaient un peu seuls, à construire une relation par défaut. Le prénom du deuxième ne me revient pas. Il trainait sa dégaine désabusée. C’est lui qui me plaisait le plus pour autant que j’ai su qualifier mon attirance à cette époque. Mais c'est avec Jean-Lude que je suis devenu bon copain.

samedi 26 juin 2021

Au delà du réel

Killian Jornet (c) We Champ

The Father
, le film de Florian Zeller, m'a profondément troublé. C'est typiquement le genre de film qui me rend impossible la moindre distance avec ma propre vie. Je n'étais pas loin de pleurer comme une madeleine, comme pour Tendres passions qui m'avait faire revivre la fin de Cerise, une situation que j'avais très mal vécu car la personne qui m'accompagnait avait trouvé que le film en faisait des tonnes et en avait beaucoup ri.

dimanche 12 janvier 2020

Ca passe ou ça casse ?

Pour cette image qui circule pour illustrer différents billets sur le net, on se demandera forcément si c'est vraiment une bite, ou une érection simulée à l'aide d'un cylindre quelconque. Enfin, pas tout à fait quelconque, mais plutôt judicieusement choisi. Je te laisse commenter.

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lundi 6 janvier 2020

L'éconducteur

Bonjour, je ne suis pas vraiment disponible en ce moment. Mieux vaut ne plus compter sur moi. Je te souhaite une belle et heureuse année.
Je venais de le prévenir d'un prochain passage.

vendredi 27 décembre 2019

Ca faisait un moment...

... que je le pistais. Il y avait eu ce premier contact qui m'avait laissé ému puis ce date raté.
Il est d'une froideur terrible, comme celle de la pierre sur laquelle il s'élance au petit matin. Mais il peut devenir très chaud comme cette roche que la soleil a caressé toute la journée.
Après que je sois entré, il m'a dit comme mots d'accueil avec un grand sourire, ça faisait longtemps, tu es persévérant ! Et pour cause, depuis juin 2017. J'ai souris aussi. Comme lui dire sans lui faire peur qu'il m'avait touché ?

samedi 15 décembre 2018

Le dernier regard de Camille

Hier était l'anniversaire de ce blog. Ce n'est pas faute d'avoir eu une alerte, mais j'ai tout simplement oublié. Cinq années déjà que je te livre mes points de vues sur les garçons et mon image du monde. Aujourd'hui ce sera le dernier regard d'un garçon.

samedi 27 octobre 2018

Sac de mec

https://sac-bandouliere.fr/
Une lime à ongle rouge et blanche.
Un sujet de gâteau des rois (une fève si tu préfères), c'est une femme à genoux les mains posées sur ce qu'on pourrait imaginer comme un coussin rouge.
Un dé à coudre.
Un taille-crayon, pour un crayon de taille normale.
Un porte-clés avec une voiture démodée à cinq portes.
La clef du bureau.
Deux clés USB.
Des tickets de métro parisien.
Deux feutres pointe-fine, un bleu et un rouge.
Des cartes, bancaire, vitale, mutuelle, club Total, SNCF grand voyageur, train-métro de ma région, une seule carte de fidélité, la carte de mes dernières lunettes mais je vois à l'instant que la puissance des verres n'est pas inscrite
Un carnet de post-it de plusieurs couleurs flashies.
Carte d'identité, permis de conduire.
Le badge du dernier séminaire
Mon dernier bulletin de salaire.
Des tickets-restaurant.
Un carnet de chèque.
Deux facturettes de paiement par carte bancaire.
Une fiole d'huile essentielle de lavandin.
Un cordon de charge de meilleur téléphone du monde et les écouteurs.

lundi 1 octobre 2018

Cher Basile

Je t’écris ici. À quoi bon t’envoyer cette lettre. Ce serait sans doute retourner un couteau dans une plaie réciproque.
J’aurais aimé des garçons sans rien pouvoir leur donner en retour. Ou si peu. Du moins pas ce qu’ils étaient en droit d’attendre.

dimanche 22 juillet 2018

La queue de Lloris

Finalement, je l'ai regardée.
Basile a salué ma force mentale : je n'avais résisté que 15 malheureux petites journées à la footballmania... Mes arguments étaient minces, il fallait que je sache un peu de quoi on allait parler et me parler aussi, parce que j'ai une vie sociale et que comme le dit Fabienne Sintes, il n'y a pas des milliards d'imbéciles...
J’avoue que j'ai même regardé la descente des Champs...
Je suis toujours sensible à la
liesse populaire et que le foot ait remplacé la place de Grève, c’est quand même déjà ça...

mercredi 14 février 2018

L'anti-top

Suite à une charge de travail exceptionnelle, je ne suis pas en mesure de diffuser le programme habituel de ce blog. Voudras-tu bien m'en excuser ? En attendant mieux, je t'invite découvrir ou revoir ces billets qui ont été les moins lus de cette aventure. Évidemment, ça nous ramène à très loin, vers le début de ma blogeste.

mardi 15 août 2017

J'étais parti sans crier gare, je reviens à reculons

Le temps des vacances d'été revenait, je ne savais plus où donner de la tête, cocher le plus de cases possible, laisser le moins de choses en plan, grimper sur le toit du monde pour terminer un cycle. Je suis parti le sommeil altéré, le ventre noué, l'esprit nauséeux.

samedi 17 juin 2017

Renaissance

Luca Signorelli (1450-1523), la résurrection de la chair, Orvieto, Duomo, Cappella di San Brizio
J'avais été puissamment contrarié par un épisode de vie quotidienne. Je ne comprenais pas cette incompréhension avec ma tête brune, l'incapacité que nous avions parfois à communiquer simplement alors que nous étions fait du même bois. Je ne supportais pas non plus la façon dont la femme de ma vie me paraissait abuser de la situation, sans doute inconsciemment, pour me renvoyer des ondes dont je ne recevais que l'influx négatif. Ma parole s'est soudain envolée, je conduisais mécaniquement, le regard fixe et dur. Je n'avais plus qu'un envie, rentrer chez moi et disparaitre. Mais il allait me falloir passer la soirée avec une amie, affronter une foule et entrer dans un spectacle qui désormais n'avait plus aucun intérêt. J'étais pris par un sentiment de vie brisée qui me renvoyait à l'inutilité totale.

mercredi 31 mai 2017

Mélancolique

Après l'avoir simplement évoqué, je rejoignais mon lieu de réunion matinal. Le plafond était bas et gris sur la campagne exubérante de vert tendre. Dans la descente qui me plongeait dans cet enfer vert, je revis la même ambiance qui nous avait accompagnée pour cette dernière rencontre. Six années s'étaient écoulées à la date de demain, aujourd'hui donc.

vendredi 23 septembre 2016

Seul sur la plage

Je suis parti marcher dans le maquis de cette île méditerranéenne où j'avais échoué dans des circonstances totalement improbables. Je m'étais levé tôt, j'espérais trouver un petit port calme où j'aurais pris un café au lever du soleil. Mais je découvrais ce qu'était une côte aménagée et privatisée.