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mardi 6 juin 2023

Certes ou assurément ?

Je me pose parfois de drôle de questions. Il fut un temps où je me faisais reprendre systématiquement dans mon usage de certes. L’on me conseillait de remplacer par assurément. C’était devenu un toc de la part de l’ami qui avait dû être lui même conditionné dans son enfance par quelque ténor de langue française.

samedi 21 juillet 2018

Préludes

Avec Basile, l’aventure avait commencée trois semaines auparavant. Son profil m'avait accroché plusieurs fois. Il était illustré simplement par quelques photos de parties du visage. Le menton était séduisant. Un soir, son visage, très beau, apparaissait en entier.  Je lui parlai. Il répondit. Je regrette de n'avoir pas conservé le dialogue. J'en ai gardé de plus récents mais pas celui-ci. Des résonances immédiates. Des points communs. Nous avons parlé plusieurs fois ainsi longuement. J'aime ces démarrages où il n'est pas question de sexe. Il avait un style très littéraire et précieux, un langage très châtié, au vocabulaire parfois désuet, et tantôt un parler spécifique, par ses caractéristiques géographiques, qui m'était inconnu, tout en relevant du même fond vernaculaire que le mien. Tout cela sur fond de rivalité citadine immémoriale que nous traitions au second degré comme peuvent s'amuser deux personnes de Nantes et Rennes, Nancy et Metz, Aix et Marseille, Toulouse et Bordeaux, Clochemerle et Trifouilly-les-oies...

dimanche 1 avril 2018

Glanes #29 passe Pascal

Le dimanche Pascal un premier avril, nous n'avions pas connu ça depuis 1956 et avant cela 1923. Ces deux années furent tourmentées sur le plan climatique, ça a bien commencé aussi pour 2018, il faudrait peut-être étudier la coïncidence de près. Et sinon pour remettre ça il faudra attendre 2029 et 2040. Passionnant. Je n'étais pas né, je serai peut-être mort ou déliquescent.
Il me semble qu'on parle plutôt du corps du Christ que de dépouille.

samedi 3 mars 2018

Qui n'est pas sur un plan B ?


Ça bien longtemps que je n'ai pas regardé On n'est pas couché. En fait, je n'ai jamais adhéré ni principe ni au ton de l'émission. Ruquier ne me fait plus beaucoup rire depuis longtemps.
J'ai connu Ruquier quand il a débarqué en 1991 sur Inter avec Rien à cirer sur le créneau 10-12 du dimanche matin libéré un an plus tôt par l'Oreille en coin qui avait migré sur Europe sous le nom de Persona ... gratter.
J'écoutais l'Oreille lors de dimanches consacrés au bricolage. C'était une émission qui durait depuis 1968 ! Je l'avais prise en fin de vie. Dans une ambiance bon enfant, on y recevait sans mettre à mal. Les chansonniers y avaient la part belle, ils donnaient en musique leurs chroniques humoristiques. C'était désuet à souhait, sous le règne du calembour. Maurice Horgues, quand il poussait la chansonnette, avait la voix de mon grand-père.

vendredi 15 décembre 2017

Glanes #27 anniversaires

(c) Getty images
Je termine une semaine dense, je n'ai pas vu le temps passer alors que j'avais pensé publier tous les jours ou presque pour rattraper un certain retard de narration de beaux moments masculins avant que je n'oublie certains détails, on dira que cela ne fait rien, il ne me restera que l'essentiel et je pourrai broder un peu comme en tous mémoires.