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samedi 16 février 2019

Le garçon qui... (8) au coin du feu

www.williamhiggins.comLe temps a filé à nouveau. On ne s’est pas revu de longtemps. On ne s’est plus parlé non plus. Il avait eu à nouveau des phrases définitives sur ma situation. J’ai coupé court une nouvelle fois. Je savais désormais que de toute façon il reviendrait. Et il l'a fait pour me dire qu’il quittait le pays. Enfin notre région qui est un pays. On n’a pu se revoir avant. Est-ce qu’il avait déjà un copain ou est-ce venu après ? Je ne sais plus. Il était parti dans une belle ville où je ne fus qu’une seule fois. Il y avait donc peu de chance que je puisse y aller bien qu’il soit prêt à m’y accueillir. Il est revenu l’été dernier pour les vacances avant de repartir dans une autre ville où j’allais autrefois de temps à autre mais ce temps est révolu. De toute manière, là c’est sûr il avait un copain, dans la ville où je vais souvent, et donc une faible probabilité à s’y voir tous les deux. Sa vision de la fidélité.
Il naviguait entre les points cardinaux comme j’ai pu le faire à une époque. Il semblait un peu apaisé vis-à-vis de moi s'il revenait parfois sur ce qu'il appelait un manque de courage à sortir du placard.

lundi 31 décembre 2018

Pour finir en beauté

André Delfau (1914 – 2000), gouache
La dernière fois avant l'exil que décrit Quentin. Si je devais m'arrêter, ce pourrait être là.
Les gars étaient chauds ce soir-là. Comme l'air humide qui circulait dans le hammam et enveloppait les corps. Ils repoussaient facilement la serviette et sortait leur sexe bandé. J'en étais, contre le pilier central, et je le regardais.

jeudi 28 décembre 2017

Le garçon lumineux (2)

Je me suis concentré sur la respiration. Il a fallu du temps avant que la vigueur ne revienne et que je reprenne espoir. J'ai pensé encore une fois au jour où elle ne reviendrait pas.
J'ai quitté le fumoir en panache.
J'ai vu le regard concupiscent du sosie de Fidel Castro, avant  que je ne prenne l'escalier.
En bas, mon prince était toujours allongé la tête en arrière dans une pause lascive, les jambes retombant sur le bord de la banquette. Les trois hommes le caressaient doucement. Des humeurs luisaient sur son ventre.

mardi 28 novembre 2017

Le sourire d’un garçon

Ces trois jours furent denses et riches. La dernière réunion et le dernier repas de travail venaient de se terminer. On se retrouvait à quelques uns pour prendre un café au bistrot du coin. Nous avions énormément progressé ensemble. Au loin dans le tunnel, un peu de lumière apparaissait que nous voyions plus ou moins vive selon notre sensibilité personnelle, nos angoisses ou notre optimisme.