mercredi 29 juillet 2015

L'histoire de Maurice. 5, foudre

Un lecteur-ami me suggère que Maurice est l'amour de ma vie. Je me suis souvent posé la question. Je n'en suis pas certain. Ce qui m'a marqué fut le côté foudroyant, les évidences jusqu'à la manière de se toucher et de se respirer. D'accepter mutuellement nos corps dans les moindres détails, une chose qui n'est pas si simple. Je n'avais jamais connu ce type de révélation. La plupart de mes relations amoureuses avait été si ce n'est plus réfléchi du moins plus construites par une connaissance progressive.

Mais finalement, avec le recul, sur une durée de 10 mois, je n'aurai en tout et pour tout passé seulement une trentaine d'heures avec Maurice, dont 6 heures de sommeil, car il y eut une nuit. 24 heures donc, une journée complète plus quelques conversations téléphoniques et ces messages que je te restitue. Ce temps avec Maurice fut-il trop bref ? Ou trop fort ? Et si c'était cette belle proximité qui nous avait séparé ?

- Je suis rentré ! J'ai fini comatant sur une banquette de compartiment... Demain je repasse au bureau, puis je pars en déplacement d'outre-monts. En attendant, je fonce au lit faire de très beaux rêves.

- Je comprends que tu étais un peu fatigué a ton retour...  Encore une fois, j'étais bien content de t'avoir vu. Je me surprends à avoir un comportement que j'ai rarement, comme t'envoyer une tonne de messages pendant la même journée! J'espère que ça ne te fais pas flipper... En tout cas, je trouve que notre rencontre est une belle rencontre, je ne m'attendais pas à cela, et c'est fort agréable. Concernant ce week-end, je ne sais pas si tu es toujours partant. Moi, je ne suis pas encore en mesure de te dire si ça peut le faire ou pas, je te dirai ça vendredi ou samedi.


On a prévu en effet de se revoir le week-end suivant. Ce seront mes derniers jours de liberté en cet été mémorable. En attendant, il me parle de ce concert qu'il a vu depuis notre rencontre, il m'envoie un lien et je vais écouter ; je lui dis où je pars en voyage, ces montagnes qui m'enchantent, où j'aimerai l'emmener vers des plus hauts sommets.

- Tu ne me fais pas du tout flipper. C'était sympa ces messages, et là on pouvait le faire. Je flipperai grave si tu avais continué le lendemain ! Je ne suis donc pas inquiet. Je te trouve solide, la tête sur les épaules et rassurant. Et j'ai passé déjà de si bons moments avec toi. Par rapport à d'autres choses, que j'ai vécu c'est vraiment exceptionnel. Cette intensité, par exemple, qui fait que ces moments finalement assez courts ne laissent pas du tout un sentiment de brièveté...
Pour ce week, je suis partant, mais comme je t'ai dit, tu vois ce que tu peux faire et pas de souci pour s'adapter, même au dernier moment. Si on ne s'adapte pas, on meurt, non ?


La semaine passe. Le samedi à 18 heures, je ne sais toujours pas ce que nous allons faire. Il hésite. Toujours ce cercle d'ami dont il faut qu'il s'échappe et auquel il faut donner des raisons. On s'appelle... Que va-t-il choisir ?


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