samedi 19 février 2022

La fin du monde de Gaspard et ce qu'il m'évoque

Photo (c) DR

Immense émotion ce jour-là à la lecture de cette alerte d’Inter qui a surgi sur mon smartphone en pleine après-midi tandis que je peinais sur un sujet difficile. Émotion du spectateur, Gaspard Ulliel m’a toujours troublé par son physique et son jeu. J’en ai parlé plusieurs fois ici. Émotion du skieur, confronté si souvent à cette glisse grisante où la vie ne tient même pas à un fil.

jeudi 10 février 2022

Le cœur serré

La belle randonnée touchait à sa fin. On avait parlé. Il y avait eu des silences aussi. On avait profité des paysages, revu des endroits aimés, découverts d’autres que nous ne connaissions pas alors qu’ils sont si prêts de chez nous. La longue montée dans les bois s’étirait dans nuit naissante. Nous goûtions les horizons rougeoyants, qui renvoyaient une belle lumière sur les neiges des sommets.

mardi 8 février 2022

Quand la vie était à venir

Est-ce à l’occasion d’un rêve ou bien une association d’idée ou un simple flash. L’image de Jean-Lude m’est soudain revenue. Sa tête bouclée, toujours souriante. Des traits fins. Des fossettes si je me souviens bien. Ils étaient deux redoublants dans cette classe de seconde. Plus ou moins potes par raison. Leurs bons copains n’avaient pas repiqué. Ils étaient un peu seuls, à construire une relation par défaut. Le prénom du deuxième ne me revient pas. Il trainait sa dégaine désabusée. C’est lui qui me plaisait le plus pour autant que j’ai su qualifier mon attirance à cette époque. Mais c'est avec Jean-Lude que je suis devenu bon copain.

dimanche 23 janvier 2022

Glanes #51 réseaux

Je n’ai toujours pas recréé de profil Facebook. Ça me manque sans me manquer. Je me disperse moins sur les réseaux sociaux mais je regrette les actualités de quelques contacts précieux. Je ne sais pas ce qu’ils deviennent, du moins pour ceux que ne suivaient que là. Par exemple, j’aimais bien continuer à suivre la belle personne qui tenait le blog de Quentin Mallet. Il faudrait que je crée deux nouvelles adresses mail. Une pour assurer la sécurité de l’autre puisque je ne veux pas donner mon numéro de téléphone car il établirait le lien avec les profils de ma first life. Et je ne peux faire de lien avec les mails des profils bloqués. Jusqu’où irai-je ensuite si je suis bloqué à nouveau ?

samedi 15 janvier 2022

Taubira tatouille ?

(c) Linda Louis
Chacun y va de son jeu de mot. Celui-ci n’est pas plus mauvais que les autres. Je n’aime pas les jeux de mots sur les noms de famille. Ça me touche à l’identité. Déjà je n’aimais pas mon nom car c’était celui du père. Qu’on puisse jouer avec me glaçait. Je m’égare.

jeudi 13 janvier 2022

Au cabinet de ma curiosité

Dans la salle d’attente, je me suis assis dans un angle mort. Quand il vient me chercher il s’adresse à la seule personne visible, prononçant mon nom en interrogation. Je surgis de l’angle. Non, c’est moi.

dimanche 9 janvier 2022

Salle d'attente

Je suis dans une salle d’attente immense. Huit chaises dans une surface que j’évalue à 25 mètres carrés. L’espace est réglementaire j’imagine. Les murs sont gris clairs sans aucune décoration. Au sol un  plancher en faux-bois.

jeudi 6 janvier 2022

Un petit air de…

En voyant Vianney dans Quotidien j’ai vu passer un air de Mateo sur ses lèvres. Mateo tel que je l’ai vu quand me suis arrêté chez lui à l’occasion d’une réunion dans sa ville. Nous avons atteint une relation apaisée.

mardi 4 janvier 2022

Du temps perdu

Ce gars très attirant m’a cependant paru étrange au premier abord. Sa photo de profil était suffisamment particulière pour éveiller un souvenir de déjà vu. J’ai pensé qu’elle avait été pompée sur le net mais j’ai pu vérifier plus tard que ce n’était pas le cas quand notre échange a fini en eau de boudin.

dimanche 2 janvier 2022

Carnet de voyage #11 le skieur

Il est assis à la table d'à côté. Enfoncé dans la chaise, légèrement en arrière. Anorak entrouvert, bonnet juste au dessus des sourcils, pas un cheveu ne dépasse. Un petit grain de beauté sur la joue droite, nez fin, un doux sourire quand il parle à son pote en face de lui.