samedi 9 février 2019

Le garçon qui... (7) des biffles, donc

Il était en train de m'envoyer balader. Il voulait que je prenne sur moi et que je lui propose quelque chose qui ne soit pas tendre. Je découvrais en même temps son envie de soumission. C'était un peu paradoxal pour moi. Qu'il m'attaque si durement et montre aussi son envie de s'offrir.
C'est là qu'il m'a dit je veux que tu me biffles. Comme je ne savais même pas ce que cela voulait dire, il m'a expliqué. Tout cela par texto. J'étais terriblement troublé parce que je ne suis pas sexuellement ni dominant ni dominé. Je ne voulais pas jouer à ce jeu mais je voulais tellement le revoir.
Mais finalement, à ce petit jeu, ne m'a-t-il pas dominé ?

jeudi 7 février 2019

Des eaux


J'ai toujours rêvé vivre au bord des eaux, mais je m'en méfie tant que j'ai préféré m'installer sur une hauteur. Pour des raisons familiales, liée au caractère impétueux des rivières du pays taiseux, je suis marqué par les inondations.
26 juin 1875, la Garonne est en crue. Patrice de Mac Mahon, Président de la République française parcours le département du Tarn-et-Garonne dévasté. Comme ont dû le penser les populations locales, il reste estabausit (ébahit). La postérité retiendra ces seuls mots " Que d'eau ! Que d'eau !... ".
Cette citation qu'on garde en mémoire dans le pays est restée aussi dans la mienne. La réplique du Préfet du département est la plupart du temps méconnu. C'est dommage car il ne manquait pas d'un certain sens de la répartie....

mercredi 6 février 2019

On voit de tout sur les profils...

... des applis de rencontres.
Il y a parfois de belles images, souvent c'est plus difficile à regarder quand ce n'est pas sordide. On se demande où peut-être passée l'estime de soi des candidats aux moments choisis. Parfois le garçon est attirant mais l'environnement gâche tout. On ne compte pas, par exemple, le nombre de photos où la cuvette des toilettes apparait. La cause en est bien sûr le besoin de miroir pour nombre de cliché...
Il me semble que Dorian Gay, qui n'écrit plus beaucoup, avait un billet sur le sujet, à moins que ce ne soit sur le choix des noms de profil. Je ne le retrouve pas.
On n'est pas sensé rediffuser une image piochée sur une appli de rencontre. Je m'en excuse par avance auprès du propriétaire de celle que je vais présenter ci-après. Je la retirerai à sa demande, si par cas il s'en apercevait. C'est pourquoi d'ailleurs je ne la mets pas en avant sur ce billet, que j'ai préféré illustrer par une image de qualité (mais tout autant non libre de droits j'imagine).

dimanche 3 février 2019

Le garçon qui... (6) des défis

Il avait envie de, mais...
Mateo voulait une histoire avec moi. Une belle histoire qui irait je ne sais où. Je ne pouvais lui donner. Notre relation se nourrissait de jolis instants puis les conversations finissaient par tourner en rond sur ma situation dont il ne connaissait pas grand chose. Non que je refusasse de lui parler de moi. Il ne cherchait guère à en savoir plus, à comprendre et analyser. Le mot de fidélité n'avait de sens pour lui que sur le plan sexuel. Au bout d'un moment, je l'envoyais bouler, je l'avoue à mon corps défendant car j'avais du mal à rompre ce lien. J'en pinçais clairement pour lui. Nos discussions stériles s'arrêtaient donc. Je ne bougeais plus. Le temps m'a montré qu'il revenait toujours.

mardi 29 janvier 2019

Le garçon qui.... (5) des envies

Après ce beau moment de découverte, j'ai reçu un texto sympathique puis un autre moins dont j'ai oublié la teneur. On est parti en live sur l'appli, avec quelques considérations physiques. C'était un peu ridicule. Revenait aussi ma situation maritale. Ce qu'il pensait non de ça mais de que ça voulait dire de moi selon lui. Il le ramenait à une question de courage. Je lui disait que c'était plus complexe. On s'est un peu perdu de vue. Et puis on s'est retrouvé.

dimanche 20 janvier 2019

Je sublime plus souvent qu'il n'y parait

La première fois que je l'ai rencontré, c'était lors d'un souper chez des amis. Il m'a fasciné tout de suite. Grand, mince, une posture élégante, la belle quarantaine, le visage carré des géants blonds de quelque contrée nordique, sa chevelure était passée au gris et cela le rendait magnifique. Et avec cela, une voix grave et un sourire épanoui. Il était en famille, avec femme et enfants. On habite à deux pas, dans un coin de campagne où tout se sait vite. Que voulais-tu que je fasse ? Je succombai à ses charmes bien sûr. Dans mes rêves. Nous nous étions trouvés des atomes crochus très diffus : la conversation nous avait révélés curieux l'un de l'autre, avec toute la distance nécessaire en société. 

mardi 15 janvier 2019

Le garçon qui fondait.... (4) quand il m'a reçu

Avec tout ça, je dois te donner l'impression de broder et de ne pas venir au fait. Il s'est vraiment passé du temps en fait, entre petits mots doux et plus dur. J'étais rentré de vacances mais il m'était difficile de trouver du temps pour lui. Alors il râlait. Je me demandais pourquoi je gardais ce contact parfois pénible. Finalement, un trajet de réunion passait exactement devant sa porte. On convenait que je m’arrêterai au retour. Il était seul, on mangerait ensemble.

dimanche 13 janvier 2019

Partir dans un chant à quatre voix

Si je n'ai pas encore décidé de quelle manière je retournerai en poussière, je sais qu'il y aura des voix qui s'élèveront, pour la plupart dans une langue peut-être devenue morte. Un clocher sonnera peut-être dans le lointain mais ce ne sera pas pour moi. J'imagine recevoir les amis devant ma porte. Il y a la place. On me sortira les pieds devant et ils chanteront, à la vie, à la mort. Il n'y aura pas d'encens. Mais du vin, qu'on partagera. Puis avant la tombée du jour, on m’emmènera au dernier endroit.

samedi 12 janvier 2019

Le garçon dur qui fondait dans la bouche (3)

Nous étions là sur cette aire, à se dévorer des yeux. Quand je retrace ce qu'il s'est passé depuis, quand je lis les quelques échanges que j'ai conservé et quand, enfin, je repense à ces deux heures passées ce matin à discuter au coin du feu avec un café, il s'est vraiment passé quelque chose ce jour-là...